Italie: les migrants de l’Open Arms débarquent à Lampedusa après 19 jours de mer (vidéos)

Italie: les migrants de l’Open Arms débarquent à Lampedusa après 19 jours de mer (vidéos)
Reuters

Les migrants recueillis en Méditerranée par le navire humanitaire Open Arms ont débarqué dans la nuit de mardi à mercredi sur l’île italienne de Lampedusa, en application d’une décision de justice prise compte tenu des fortes tensions à bord après des jours de sur-place à quelques encâblures de la côte.

Après une inspection de la police judiciaire et de deux médecins, le procureur d’Agrigente, Luigi Patronaggio, a décidé que les rescapés devaient être débarqués sur la petite île italienne, alors même que l’Espagne venait de faire appareiller un navire militaire pour les récupérer. Le procureur a ordonné la mise sous séquestre de l’Open Arms, de l’organisation humanitaire espagnole du même nom.

L’annonce du débarquement a suscité des explosions de joie sur le bateau. Des vidéos diffusées par des personnes présentes à bord ont montré migrants et sauveteurs s’embrasser et applaudir.

« Bella Ciao »

Une journaliste du quotidien El Pais à Lampedusa a raconté que certains, à bord, ont entonné le chant de révolte des partisans italiens, « Bella Ciao », alors que le navire entrait dans le port. Après être descendus un à un le long de la passerelle, parfois en boîtant, et avoir subi un bref contrôle médical, les migrants ont été conduits vers un centre d’accueil à bord de camionnettes, a-t-elle témoigné.

L’interminable attente face à la côte toute proche, qui avait commencé jeudi, a provoqué des gestes désespérés de la part des migrants entassés à bord du navire. Mardi, quinze d’entre eux, certains sans gilets de sauvetage, s’étaient jetés par dessus-bord pour tenter de rejoindre Lampedusa à la nage. Selon une porte-parole de l’ONG, ils ont été « secourus » par les garde-côtes italiens et amenés sur l’île.

Après 19 jours d’attente

« Après 19 jours, nous débarquerons aujourd’hui à Lampedusa. Le navire sera temporairement immobilisé, mais c’est un coût qu’Open Arms assume pour assurer que les personnes à bord puissent être prises en charge », avait tweeté le fondateur de l’ONG, Oscar Camps, en apprenant la décision du procureur.

Les migrants de l’Open Arms s’étaient vus refuser l’accès de l’île par les autorités italiennes, bien que six pays européens (France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne) se soient engagés à les accueillir.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. NETHYS

    Nethys, le grand déballage: Stéphane Moreau va quitter la holding

  2. Objectif
: soulager les Bruxellois de la congestion automobile.

    L’idée d’une taxe kilométrique divise... et s’enlise

  3. Au vu des résultats de notre sondage, l’optimisme sans faille des informateurs Didier Reynders et Johan Vande Lanotte est difficile à expliquer... © Photo News.

    Grand Baromètre: les Belges disent non à une coalition PS-N-VA et non à de nouvelles élections

La chronique
  • Réchauffement climatique: la faillite de la démocratie

    Avec les manifestations des jeunes pour le climat, au printemps, certains ont cru que la démocratie allait faire la preuve de son efficacité en matière environnementale. Après des décennies d’aveuglement, d’errance ou d’atermoiement, la priorité climatique, au moins, serait propulsée en tête de tous les agendas politiques, en particulier en Europe avec le scrutin du 26 mai.

    Un thème qui peine à s’imposer

    Les écologistes ont fait des percées remarquables dans certains pays, mais ils n’ont obtenu que 10 % des sièges au Parlement européen, comme si les citoyens ne se résolvaient pas à placer l’environnement en tête de leurs préoccupations malgré le matraquage médiatique sur la question du climat. Il est vrai que les Verts n’ont plus le monopole...

    Lire la suite

  • Quo vadis, Boris Johnson?

    Bien malin qui pourrait comprendre ou même deviner la moindre ligne directrice dans la manière dont Boris Johnson mène sa « négociation » avec l’Union européenne… Il y a une dizaine de jours, une brève lueur d’espoir avait pu naître chez ceux qui continuaient à espérer que le nouveau Premier ministre britannique s’avérerait plus rationnel qu’il n’y paraissait jusque-là. D’une part, son idée de faire de l’île d’Irlande un territoire régi par les mêmes règles pour le secteur agro-alimentaire avait pu être comprise comme un premier...

    Lire la suite