Un «parachute doré» de 500.000 euros pour le boss de bpost, prime inadmissible pour le PTB

Koen Van Gerven, CEO de Bpost
Koen Van Gerven, CEO de Bpost - Bruno Dalimonte

Koen Van Gerven, le patron de bpost, quittera l’entreprise en févier 2020 avec un joli parachute doré de 500.000 euros, annoncent les journaux du groupe Sudpresse et la presse flamande. Le PTB trouve cette prime inadmissible.

C’est inscrit dans son contrat, le directeur de bpost touchera une prime de 500.000 euros lorsqu’il quittera l’entreprise en février prochain. À une condition cependant : il n’aura pas le droit de travailler pour un concurrent pendant toute une année, peut-on lire dans les journaux.

Le PTB s’insurge contre cette clause et demande que l’entreprise renonce à verser l’indemnité. Il conviendrait plus, selon Raoul Hedebouw, que cette somme soit réinvestie pour améliorer les conditions de travail des postiers, pour les soulager.

Un bilan social désastreux

Pour le parti de gauche, le bilan social de Koen Van Gerven est désastreux : « En seulement cinq ans, il a réalisé un véritable carnage social. Délocalisation de l’informatique, licenciements dans les call-centers, sous-traitance du nettoyage et des cantines, suppression de 3.000 boîtes rouges, augmentation du prix du timbre et, récemment, arrêt du passage quotidien des facteurs… Koen Van Gerven s’est appliqué à détruire tout l’héritage de notre poste publique », martèle Raoul Hedebouw, qui ponctue : « Il a touché 600.000 euros par an. À ce prix-là, ne pas partir chez la concurrence est la moindre des choses. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
Borders
» au Public.

  2. Dominique Leroy, remerciée par le personnel de Proximus lors de son arrivée au siège de l’entreprise ce jeudi. Le parquet, lui, enquête.

    La sortie très chahutée de Dominique Leroy

  3. Pierre-Yves Dermagne

    Vente de Voo et de Win: l’Arc-en-ciel reprend le contrôle dans l’affaire Nethys

La chronique
  • Nethys: le chaos, la clarté et l’hystérie

    La clarté ou le chaos ? Il y a désormais des deux dans le dossier Nethys. Et il va falloir au nouveau ministre de tutelle, Pierre-Yves Dermagne, beaucoup de méthode, de sang-froid, d’expertise et d’indépendance politique pour dénouer ce sac de nœuds.

    Ces derniers mois, c’est l’opacité qui a régné sur la restructuration du groupe liégeois, confisquée par un management, un conseil d’administration, quelques hommes et...

    Lire la suite