Au Ghana, les touristes Afro-américains commémorent le début de la traite négrière il y a 400 ans (photos)

Au Ghana, les touristes Afro-américains commémorent le début de la traite négrière il y a 400 ans (photos)

Le fort de Cape Coast, à 150 km au sud-ouest de la capitale Accra, est prisé des visiteurs afro-américains en cette « Année du retour » du Ghana. Le pays d’Afrique de l’Ouest, qui fut un des importants pays de départ de la traite négrière entre les XVe et XVIIIe siècles, organise des événements pour commémorer le premier bateau d’esclave arrivé en Virginie il y a 400 ans.

Murs blanchis à la chaux, rangées de canons, le fort était l’une des dizaines de prisons parsemant la côte atlantique où étaient emprisonnés les esclaves avant leur voyage vers le Nouveau Monde.

Parmi les Afro-américains célèbres qui visitent le site historique, une délégation du Congressional Black Caucus, le groupe parlementaire rassemblant les élus de la communauté afro-américaine s’y est rendu le mois dernier, mené par la présidente démocrate de la chambre basse du Congrès américain Nancy Pelosi. Pour les touristes, la visite est un rite de passage plein d’émotion.

Le Ghana, une des démocraties les plus stables du continent africain, tente d’inciter les Afro-américains à découvrir leurs origines, voire à s’installer de manière permanente. Avec « l’Année du retour », le pays espère voir augmenter son nombre de visiteurs de 350.000 en 2018 à 500.000 cette année, dont 45.000 Afro-américains.

Selon Kojo Keelson qui a été guide dans la région pendant neuf ans, le Ghana attend quelque 830 millions d’euros de recettes touristiques cette année. « C’est comme un pèlerinage. Cette année, nous avons beaucoup plus d’Afro-Américains que les années précédentes ».

Akwasi Awua Ababio, coordinateur des événements de « l’Année du retour », souligne les forts taux d’occupation des hôtels et affirme que « l’enthousiasme est au rendez-vous, nous avons beaucoup de personnes venant des États-Unis et des Caraïbes ».

 
 
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