L’athlète belge Olivia Borlée, terrassée par les blessures, met un terme à sa carrière

Olivia Borlée annonce mettre un terme à sa carrière d’athlète.
Olivia Borlée annonce mettre un terme à sa carrière d’athlète. - Pierre-Yves Thienpont

On s’y attendait depuis un petit temps mais ce n’est qu’aujourd’hui, après des mois d’hésitation, qu’Olivia Borlée est prête. À 33 ans, dans ses bureaux de Forest, qui hébergent l’entreprise de sportswear 42 : 54 qu’elle a créée en 2016 avec Elodie Ouedraogo, l’une des trois autres relayeuses avec lesquelles elle a décroché l’or olympique aux Jeux de Pékin, elle tourne officiellement la page d’une incroyable aventure sportive. Et son émotion est palpable.

C’est par elle que tout a commencée, et c’est elle à nouveau qui donne le signal du « début de la fin ». Dans la famille Borlée, c’est en effet, la fille, Olivia, qui a mis la fratrie sur la piste de l’athlétisme, décidant de suivre les traces de son père Jacques et de sa mère Edith après avoir vu, à la télé, Kim Gevaert gagner deux médailles à l’Euro 2002. C’est sur elle que l’entraîneur du clan va se faire la main. L’entretien où elle annonce qu’elle met un terme à sa carrière est marqué tout du long par une émotion très forte, d’abord contenue – la voix d’Olivia tremble, les larmes perlent – pour se terminer par des pleurs extrêmement émouvants lorsqu’en fin d’interview, elle remercie ses deux parents : son père pour l’aventure qu’il lui a permis de vivre et sa mère, dont on parle si peu dans cette histoire mais dont elle souligne le rôle essentiel. Des confidences et des émotions rares dans une famille où tous, reconnaît-elle, se sont toujours interdits de se répandre publiquement, très pudiques et réservés.

► Plongez dans cet entretien, rempli d’émotions, que nous a livré Olivia Borlée. À lire sur Le Soir+.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les implications de l’affaire Nethys sur les pratiques politiques resteront selon les historiens.

    L’affaire Nethys va-t-elle intégrer les livres d’histoire?

  2. Pour les étudiants, la réussite partielle est progressivement entrée dans les mœurs.

    Universités: le taux de réussite est en baisse structurelle

  3. d-20160728-G95KNK 2018-05-02 10:05:11

    Les avortements jusqu’à 18 semaines reposent la question de la formation

La chronique
  • Des tweets prolétariens

    Les médias sociaux sont de toutes les époques. C’est une des conclusions d’un livre remarquable du professeur d’histoire, Maarten Van Ginderachter, de l’université d’Anvers. Dans son ouvrage The everyday nationalism of workers (Le nationalisme quotidien des travailleurs), il explique que le quotidien socialiste gantois Vooruit avait lancé à la fin du dix-neuvième siècle un « denier de la lutte », une liste d’abonnements pour soutenir la presse socialiste. Ce qui est intéressant à propos de ces listes, c’est que les donateurs pouvaient compléter leur don par une brève déclaration, généralement des messages courts ou 1 à 5 lignes dans un langage très familier. Ces déclarations étaient publiées dans une section séparée, et dans le Vooruit. Elles représentèrent rapidement jusqu’à un quart de l’espace total de la copie, publiée au moins deux fois par semaine, contenant à chaque fois plusieurs dizaines de déclarations.

    Une propagande efficace...

    Lire la suite

  • Colonies israéliennes: Trump s’assied sur le droit international

    Donald Trump aime créer la surprise. Lundi soir, il a cependant laissé à son fidèle secrétaire d’État Mike Pompeo le soin d’annoncer urbi et orbi que les États-Unis, soudain, changeaient d’avis sur la question des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés. Désormais, l’administration américaine estime que ces colonies ne sont pas, ou plus, contraires au droit international. Le tableau pourrait presque faire sourire : un milliardaire devenu président de la plus grande puissance au monde se lève un beau matin, et décide...

    Lire la suite