«Nous nous chamaillons parfois mais pas trop»: Macron et Trump en tête-à-tête avant le G7 (photos)

Emmanuel Macron et Donald Trump déjeunaient en tête à tête samedi à Biarritz pour balayer les sujets de discussion avant l’ouverture d’un G7 qui s’annonce particulièrement tendu, une rencontre qui n’était pas prévue initialement.

>> Donald Trump, après avoir menacé la France, est arrivé à Bordeaux pour rejoindre le sommet du G7 (vidéo)

Les deux responsables se sont retrouvés à l’Hôtel du Palais, dans l’élégante station balnéaire qui accueille jusqu’à lundi le G7 dans le Sud-Ouest de la France. La veille, le président américain avait de nouveau menacé de taxer le vin français si Paris persistait à vouloir imposer les grands groupes américains du numérique.

« Que les choses puissent s’apaiser au maximum »

Pour ce déjeuner « improvisé », selon l’Elysée, ils ont pris place sur la terrasse de l’hôtel du palais, protégés du soleil, autour d’une table ronde à une dizaine de mètres de leurs conseillers, dont le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton.

« C’est un G7 qui arrive à un moment important de déstabilisation sur de nombreux sujets », a souligné le président français, en évoquant notamment le conflit syrien ou le traité sur le nucléaire iranien, principale pomme de discorde entre les Etats-Unis et les Européens.

D’autres dossiers délicats

« On parlera aussi des sujets économiques pour que les choses puissent s’apaiser au maximum, pour que nous puissions trouver les bonnes solutions de manière concertée sur les sujets numériques, climatique, l’égalité femme homme », a ajouté M. Macron.

« Nous avons vraiment beaucoup en commun, étant des amis de longue date. Nous nous chamaillons un peu (parfois) mais pas trop. Notre relation est spéciale et jusqu’ici tout va bien », a répondu Donald Trump, loin du ton agressif de ces précédentes déclarations. « Nous avons plein de choses importantes à discuter », a-t-il dit.

Autre point délicat à déminer, l’environnement. France, Canada, Royaume-uni et Allemagne ont insisté pour se saisir du sujet de la forêt amazonienne, en proie à de nombreux incendies, passant outre l’avis du président brésilien Jair Bolsonaro, un proche allié du climato-sceptique Donald Trump.

 
 
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