Tariq Ramadan visé par une troisième plainte en France, pour viol en réunion

Tariq Ramadan visé par une troisième plainte en France, pour viol en réunion

L’islamologue suisse Tariq Ramadan, déjà mis en examen pour deux viols, est visé par une nouvelle plainte en France, pour un viol en réunion qui se serait produit en 2014, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant des informations du Journal du dimanche et d’Europe 1.

Selon les deux médias, cette plainte a été déposée fin mai par «une femme, aujourd’hui âgée d’une cinquantaine d’années, qui travaillait alors comme journaliste radio» et a conduit le parquet de Paris à délivrer un réquisitoire supplétif. Dans cette nouvelle plainte citée par les deux médias, la femme accuse l’intellectuel musulman de viols en réunion avec «une personne de son staff» lors d’une rencontre pour une interview réalisée le 23 mai 2014 dans la chambre d’hôtel de Ramadan à Lyon.

► La justice maintient les deux inculpations de Tariq Ramadan pour viols

Des faits datant de 2014

«C’est allé très vite, c’était d’une violence inouïe», a déclaré à la justice la plaignante, selon des propos cités par le JDD et Europe 1. Selon la plainte, la femme aurait par ailleurs été contactée par M. Ramadan sur l’application Messenger le 28 janvier 2019, affirmant qu’il voulait lui faire une «proposition», «sur le plan professionnel», message auquel elle n’aurait pas répondu.

Elle raconte que le lendemain, elle a reçu la visite de deux hommes. «Ils m’ont dit que Tariq Ramadan avait essayé de me joindre [...] et si j’avais les idées mal intentionnées ils pouvaient arranger ça», a-t-elle affirmé. Selon le JDD et Europe 1, le parquet de Paris a adressé fin juillet un réquisitoire supplétif en élargissant l’enquête à des faits de viol en réunion, menaces et intimidation. Il revient désormais aux juges d’instruction en charge de l’enquête de prononcer ou non une nouvelle mise en examen pour ces faits.

Déjà inculpé

L’intellectuel musulman, qui fut une figure aussi influente que controversée de l’islam européen, est déjà accusé par trois autres femmes en France et une autre en Suisse. Depuis le 2 février 2018, il est mis en examen pour deux viols, dont un sur personne vulnérable, des accusations qu’il conteste.

Pour la troisième plainte, il est actuellement placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Ramadan doit par ailleurs être entendu à l’automne à Paris par un procureur suisse en vue d’une éventuelle inculpation dans le volet suisse. Il a été remis en liberté mi-novembre, sous contrôle judiciaire, après neuf mois de détention provisoire.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Arnaud De Cremer

    Mobilité: rouler en voiture aux heures de pointe à Bruxelles coûtera (encore) plus cher

  2. Image=d-20160526-G7YUED_high

    Coronavirus: les médecins généralistes belges dénoncent un manque d’informations

  3. @AFP

    Ligue des champions: De Bruyne, le héros de Manchester City

La chronique
  • Le destin tourmenté d’un ministre de la Culture en Flandre

    Depuis des années, la chanson « Mia » de Gorki, groupe de rock flamand néerlandophone, formé à Gand en 1989, se trouve au sommet des tops 1000 en Flandre. La chanson décrit, selon certains, l’ambiance véritable de la Flandre profonde avec les mots : « De middenstand regeert het land, beter dan ooit tevoren, Mia heeft het licht gezien, ze zegt, niemand gaat verloren » (« La classe moyenne gouverne le pays, mieux que jamais, Mia a vu le jour, elle dit que personne ne perdra »). Le chanteur du groupe, Luc De Vos, est retrouvé mort en octobre 2014 dans son appartement de travail, à Gand où il résidait. Dès 2007, les prix de récompenses musicales en Flandre ont été rebaptisés MIA, Music Industry Awards, un clin d’œil au tube de Gorki. Et c’est pendant la cérémonie de ces MIA que Jan Jambon, le ministre-président de la Flandre, mais également ministre de la Culture,...

    Lire la suite

  • Une fiscalité automobile intelligente: il est grand temps

    C’est peu risqué, mais prenons le pari : l’idée du gouvernement bruxellois d’imposer une taxe de congestion à l’entrée de la ville va faire hurler. Listons les arguments : option antisociale qui nuira aux plus pauvres, nouvelle manifestation de rage taxatoire visant les automobilistes « vaches à lait », mesure discriminatoire, non concertée avec les autres Régions, instrument inefficace puisqu’il n’y a pas d’alternatives et que les automobilistes « n’ont d’autre choix que de prendre leur voiture », décision...

    Lire la suite