Manifestation anti-migrants à Spy: seuls une dizaine de militants d’extrême droite présents

Les anti-migrants à Spy
Les anti-migrants à Spy - Belga

Anti-migrants et anti-fascistes ont pu brièvement s’exprimer dimanche après-midi à Spy, malgré l’interdiction de rassemblement prononcée par la commune, qui craignait des affrontements.

La manifestation annoncée initialement sur le parking d’un supermarché de Spy faisait suite à une altercation entre des migrants et des habitants du village namurois. Alors qu’elle était organisée par le collectif de citoyens « Spy en colère », ce sont finalement exclusivement des militants du mouvement d’extrême droite Nation qui se sont présentés. Au nombre d’une dizaine, ils ont directement été avertis par la police qu’ils devaient quitter les lieux. Néanmoins, ils ont été autorisés à s’exprimer quelques minutes face à la presse, seul public présent.

Leur porte-parole a dit vouloir défendre les intérêts des habitants de Spy en colère face à la présence de migrants, qui seraient à l’origine de nombreux troubles selon ses dires. Il a notamment appelé la bourgmestre de Jemeppe-sur-Sambre, Stéphanie Thoron, à ne plus autoriser ces derniers à séjourner provisoirement à Spy. Au bout d’une dizaines de minutes, les militants ont finalement regagné leurs véhicules, comme leur a demandé la police.

À côté de cette manifestation anti-migrants, un autre rassemblement a été organisé simultanément par des antifascistes. Au nombre d’une trentaine, ceux-ci se sont d’abord réunis à l’entrée du camp de migrants de Spy, situé près de l’aire d’autoroute.

« Ils voulaient défendre les migrants en cas d’attaque », a expliqué le chef de corps de la police locale. « Comme la trentaine de migrants sur place avait préalablement été hébergée ailleurs, ils en ont été informés et nous leur avons demandé d’évacuer. Toutefois, nous leur avons aussi laissé quelques minutes pour s’exprimer ailleurs, ce qu’ils ont fait sur la place communale de Jemeppe-sur-Sambre. ». Les militants présents, quelques citoyens et des membres du Parti communiste de Belgique, ont confirmé qu’ils voulaient avant tout défendre les migrants en cas d’affrontement. Ils ont ensuite quitté les lieux.

 
 
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