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Cynthia Bolingo, blessée au tendon d’Achille, déclare forfait pour les Mondiaux d’athlétisme

La vice-championne d’Europe indoor du 400 m renonce à aller aux championnats du monde en raison de douleurs au tendon d’Achille. Un coup dur pour elle et pour les Cheetahs.

Temps de lecture: 3 min

Sept mois après avoir créé la sensation en allant décrocher une superbe médaille d’argent sur 400 m à l’Euro indoor de Glasgow, Cynthia Bolingo a décidé de renoncer aux Mondiaux de Doha (27 septembre - 6 octobre) pour lesquels elle s’était qualifiée en Écosse en réussissant un chrono de 51.62.

En cause, des douleurs tenaces au tendon d’Achille gauche qui traînent depuis le mois d’avril et qui, après l’avoir déjà obligée de déclarer forfait pour les Relais mondiaux de Yokohama, début mai, l’ont empêchée de se préparer idéalement pour le grand rendez-vous qatari. Du coup, parce qu’elle ne souhaitait pas y faire de la figuration et préserver ses chances d’être opérationnelle en 2020 pour l’année olympique, la sprinteuse du CABW, âgée de 26 ans, a préféré renoncer.

« En revenant d’un stage effectué à Belek, à la mi-juillet, on a encore essayé », explique Carole Bam, l’entraîneure de Bolingo. « Mais ça devenait trop compliqué pour Cynthia. Tirer sur la corde risquait d’hypothéquer le futur. Pourtant, des examens ont révélé que le tendon était nickel ; c’est juste un problème d’inflammation. »

Son forfait va non seulement priver la sélection belge d’une athlète capable d’atteindre les demi-finales à Doha, elle va aussi handicaper le relais 4 x 400 m féminin avec lequel elle avait terminé 4e, l’été dernier, à l’Euro de Berlin. Carole Bam, également coach des Belgian Cheetahs, avait, l’espace d’un instant, entretenu l’espoir qu’elle puisse y disputer au moins les séries, histoire d’avoir un atout supplémentaire pour les qualifier pour la finale, synonyme de sésame pour les JO de Tokyo, mais même cette idée s’est révélée impossible à réaliser.

« Il va falloir faire sans elle », dit Bam, qui était déjà privée de Margo Van Puyvelde. « Mais avec un groupe avec Camille Laus, Hanne Claes, Paulien Couckuyt, Manon Depuydt, Imke Vervaet et Liefde Schoemaker ou Lucie Ferauge – il faudra voir avec la commission de sélection –, si les filles tournent en 52 secondes (lancées), on peut y arriver. »

Quant à Cynthia Bolingo, elle a, on l’a dit, déjà le regard tourné vers 2020 et les JO de Tokyo, pour lesquels elle devra réussir un chrono de 51.35, inférieur de 27 centièmes à son record personnel ou se retrouver en ordre utile au ranking mondial qui sera pour la première fois d’application l’an prochain.

« Quand elle ne se blesse pas, elle fait des ravages », dit son entraîneur. « Il faut croiser les doigts et espérer que ce sera le cas en 2020… »

 

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