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Commissaire européen: Reynders peut espérer un beau portefeuille

Ursula von der Leyen n’attend pas encore le commissaire italien, mais Macron tarde à faire connaître son choix. Au vu des commissaires connus, Reynders devrait tirer parti d’une expérience difficile à égaler.

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Chef du service Monde Temps de lecture: 4 min

Alors qu’Ursula von der Leyen, la présidente élue de la prochaine Commission européenne, avait demandé aux États membres de désigner leurs candidats ou candidates commissaires au plus tard pour lundi passé, on était toujours sans nouvelle, mardi en fin de journée, de Paris et de Rome. Pour ce qui est de l’Italie, qui balance entre convocation d’élections anticipées et conclusion d’une nouvelle coalition, personne n’attend aucune nomination avant qu’on sache de quel côté pèsera la balance. Pour ce qui est de la France par contre, probablement l’État le plus centralisé de l’UE et où le président est seul à décider en la matière, l’étonnement frisait l’incrédulité : Emmanuel Macron avait lui-même annoncé lundi, lors de sa conférence de presse finale à Biarritz, qu’« à chaque jour suffit sa peine » et que le nom du ou de la commissaire ne serait communiqué que mardi matin.

La France manque-t-elle à ce point de candidat.e.s, ou au contraire serait-ce l’embarras du choix ? On en était réduit à guetter le compte Twitter de l’Elysée… Question de pouvoir enfin opérer une première évaluation globale des individualités avec lesquelles Ursula von der Leyen va construire son équipe. Une question d’architecture générale, autant que de répartition des compétences. C’est dans ce but que la nouvelle présidente a entamé ce mardi des entretiens approfondis – sorte d’entretiens d’embauche – avec les commissaires désignés. Jusqu’à présent, von der Leyen et son équipe de transition ont réussi à maintenir le secret le plus total sur le partage des compétences : pas plus les candidats que leurs capitales ne sont tenues au courant des intentions de la présidente. Et son équipe a fait savoir qu’elle ne communiquera rien, même pas le calendrier des entretiens, jusqu’à l’annonce officielle au public et au Parlement européen de la structure de sa Commission.

Didier Reynders, tout juste désigné le week-end dernier par le gouvernement en affaires courantes, a rencontré Ursula von der Leyen ce mardi midi lors d’une prise de contact en face-à-face d’une heure. L’actuel ministre des Affaires étrangères et de la Défense passera-t-il encore sur le gril ultérieurement pour un entretien plus approfondi ? Ce serait la logique du processus, mais dans l’entourage de Reynders on disait n’en rien savoir, tandis que du côté de la présidente, on se murait dans le silence.

Les souhaits de Reynders

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1 Commentaire

  • Posté par Lambotte Serge, mercredi 28 août 2019, 21:16

    et surtout remplir le sien.

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