Taxe kilométrique à Bruxelles: le MR met en garde contre la surenchère

Françoise Schepmans
Françoise Schepmans - Photo News

Il faut éviter une surenchère entre Régions en matière de taxation automobile, avertit le MR à la suite des déclarations de la ministre de la Mobilité bruxelloise, Elke Van den Brandt, sur une taxation kilométrique.

L’accord de gouvernement bruxellois prévoit l’instauration d’une taxation à l’usage de tous les véhicules circulant dans Bruxelles. Si la concertation entre Régions devait à nouveau échouer, la ministre écologiste ne souhaite plus attendre la Flandre et la Wallonie et proposera que Bruxelles instaure son propre système.

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Le MR se dit favorable à une refonte de la taxe de circulation et de mise en circulation en instaurant un bonus fiscal progressif en fonction de l’« ecoscore » du véhicule (soit son caractère polluant). Il n’est pas question pour lui d’instaurer une taxe supplémentaire.

« Par ailleurs, Bruxelles n’est pas une île qui vit indépendamment des deux autres Régions », ont expliqué les députés régionaux Françoise Schepmans et Vincent De Wolf. « Il faut avoir une vision plus large des enjeux bruxellois et réfléchir aux implications d’une telle taxe kilométrique qui serait prise sans un accord avec la Flandre et la Wallonie. Le risque d’une surenchère de taxe, instaurée par les deux autres Régions, pénaliserait l’attractivité économique de Bruxelles et coûterait cher au portefeuille des automobilistes bruxellois… sans résoudre les problèmes de mobilité ! », disent-ils.

Qui plus est, si la proposition de la ministre se réalise sans accord de coopération avec les autres entités, la mesure risque de discriminer les Bruxellois qui ont leur propre voiture de ceux qui ont une voiture de société, ont fait remarquer les libéraux. En effet, pour soumettre les seconds à la taxe, un tel accord est nécessaire. « Nous nous étonnons que le parti écologiste entrevoie cette possibilité », souligne M. De Wolf.

 
 
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