Près de 700.000 Rohingyas bloqués dans des conditions «insupportables» au Bangladesh

700.000 Rohingyas sont toujours bloqués au Bangladesh
700.000 Rohingyas sont toujours bloqués au Bangladesh - AFP

Près de 700.000 Rohingyas sont toujours bloqués au Bangladesh « dans des camps surpeuplés où les conditions de vie sont insupportables », dénonce jeudi Amnesty International (AI) dans un rapport sur le sujet. Cela fait deux ans qu’a eu lieu une « terrible » campagne de nettoyage ethnique au Myanmar (ou Birmanie), les forçant à fuir vers le pays voisin, rappelle l’organisation de défense des droits de l’Homme.

Amnesty International demande au gouvernement bangladais de lever les restrictions qui pèsent sur les droits des réfugiés rohingyas. L’organisation demande également à la communauté internationale d’apporter un soutien au Bangladesh afin qu’il puisse mettre en place des solutions à long terme pour aider ces personnes à reconstruire leur vie.

Le rapport met notamment en garde contre le fait qu’une « génération perdue » d’enfants rohingyas, systématiquement privés d’éducation, apparaît dans ce pays. « Le gouvernement bangladais refuse d’accepter l’idée que les réfugiés rohingyas ne vont peut-être pas pouvoir retourner au Myanmar avant quelque temps, et il soumet leurs droits à des restrictions, privant notamment les enfants de leur droit de recevoir un enseignement de qualité », déplore AI. Des personnes qui vivent au Bangladesh depuis plusieurs décennies ne peuvent toujours pas envoyer leurs enfants à l’école ou se déplacer librement, illustre l’organisation.

Certains réfugiés interrogés dans le cadre de ce rapport vivent depuis presque deux ans dans des abris de fortune n’offrant aucune protection contre les pluies de la mousson ou des températures étouffantes. Les camps sont en outre surpeuplés et ces personnes sont poussées au désespoir en raison du manque de perspectives et de l’incertitude quant à l’avenir, relève-t-elle encore.

Amnesty demande dès lors au gouvernement bangladais de ne pas se limiter à des mesures d’urgence et de mettre en place des solutions sur le long terme permettant de respecter et protéger les droits des réfugiés.

 
 
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