La CITES dresse une liste d’espèces sauvages à protéger: le WWF et Marghem globalement satisfaits

La CITES dresse une liste d’espèces sauvages à protéger: le WWF et Marghem globalement satisfaits

Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) et la ministre Marghem se sont montrés globalement satisfaits des avancées engendrées lors de la 18e conférence des parties à la CITES, qui s’est clôturée mercredi à Genève. Les représentants de 170 pays, des organisations de conservation et de l’industrie ont analysé 57 propositions relatives au commerce durable des espèces sauvages, « un nombre sans précédent », selon le WWF.

Parmi les animaux emblématiques, la CITES a introduit cette année la girafe dans son annexe II, qui soumet le commerce international à des permis, à condition qu’il ne porte pas atteinte à la survie des animaux dans la nature.

Dix-huit espèces de raies et de requins et trois de concombres de mer ont fait leur entrée à l’annexe II, marquant un renforcement des espèces marines dont certaines, comme les requins makos, représentent de grands enjeux commerciaux.

La CITES a aussi renforcé la protection de deux espèces de loutres d’Asie, la loutre cendrée et la loutre à pelage lisse, très prisées au Japon comme animaux de compagnie.

Le commerce d’éléphants sauvages d’Afrique quasiment interdit

Les pays ont aussi quasiment interdit le commerce international d’éléphants sauvages d’Afrique pour les mettre en captivité dans des endroits comme des zoos. Une bonne nouvelle, mais « malheureusement, les discussions importantes sur le renforcement des plans visant à lutter contre le rôle de chaque pays dans le commerce illégal de l’ivoire ont été insuffisantes », estime le WWF-Belgique.

Le Fonds pour la Nature est globalement satisfait de cette réunion trisannuelle, bien qu’il regrette que « le Vietnam n’ait pas été suffisamment pris en compte », alors qu’il « s’agit pourtant d’un lieu de transit et une destination de choix pour l’ivoire illicite, les cornes de rhinocéros et d’autres produits issus de la faune, ainsi que pour de nombreuses fermes de tigres ».

La ministre Marie Christine Marghem s’est, elle, réjouie que les propositions soutenues par la délégation belge aient été suivies. « Mais même si nous sommes sur le bon chemin, il nous faudra redoubler d’efforts pour juguler la sixième extinction de masse dans les années à venir », nuance-t-elle.

 
 
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