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Violences conjugales: pourquoi le terme féminicide n’existe pas dans le code pénal

Les associations féministes et de défense des femmes plaident pour que le monde judiciaire s’attaque plus efficacement au phénomène des violences conjugales. En adaptant le code pénal ?

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Ça s’est passé pas plus tard que ce jeudi. En France, deux hommes ont été inculpés pour les meurtres de leurs ex-compagnes. Deux nouveaux cas qui portent à 99 le nombre de femmes tuées depuis le début de l’année en France en raison de leur condition féminine. La veille, la mairie de Paris rendait hommage aux victimes de féminicides en vue de l’ouverture du Grenelle des violences conjugales, le 3 septembre prochain.

Chez nos voisins, la question est clairement posée : faut-il inscrire le terme féminicide dans le code pénal et dans quelle mesure sa différenciation de l’homicide sur le plan juridique participerait à une meilleure protection des femmes ?

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7 Commentaires

  • Posté par Rahier Pierre, vendredi 30 août 2019, 16:03

    Le meurtre d'une épouse est un uxoricide. l'homicide est le meurtre d'un être humain . "Maintenant, si le néologisme "féminicide" prétend fustiger avec une véhémence et une vindicte particulières les homicides frappant les femmes, en tant qu'humains féminins et non en tant que conjointes, on ne peut que refuser cette autre expression d'ignorance exaltée. Car l'HOMICIDE n'est pas l'acte de donner la mort à un homme (qui exigerait deux M !) mais à un être humain (avec un seul M). Comme son orthographe l'indique, l'homicide (avec un seul M) ne fait pas des victimes hommes mais des victimes humaines ! Qu'elles soient femme, homme ou enfant." (https://missionlinguistiquefrancophone.blogspot.com/2018/02/o-surs-et-freres-pas-de-feminicide-par.html

  • Posté par Lambert Paul, vendredi 30 août 2019, 18:19

    enfin, une personne de bon sens et informée, tellement rare , surtout dans cette surenchère de féminisme ultra , perso un meurtre est un meurtre qui qu'en soit la victime et mérite le même jugement et la même peine quelle que soit la victime, ce monde de la pensée unique et d'une seule vérité devient lassant, merci pour ce commentaire ,intelligent, pondéré et plein de bon sens.

  • Posté par De Ronde Michel, vendredi 30 août 2019, 15:44

    "... Pourquoi le terme féminicide n’existe pas dans le code pénal" ? A mon avis, mais je peux me tromper, la raison en est peut-être que ce terme ferait par trop penser à un produit destiné à l'hygiène intime. De toute façon, le terme homicide, même si ce terme a une connotation un peu sexiste pour certains "puristes", existe déjà. Notons par ailleurs que le terme homicide peut aussi être pris dans un sens transgenre, ce qui devrait aussi satisfaire certains "puristes". A question idiote, réponse idiote...

  • Posté par Carré Albin, vendredi 30 août 2019, 15:43

    La législation en vigueur est suffisamment complète, elle permet de tenir compte de l'ensemble des circonstances au cours desquelles une vie humaine a été détruite. Il est inutile d'ajouter une législation qui serait uniquement appliquée lorsque la victime est une femme. Que faire lorsqu'une victime est transgenre ou de sexe indéterminé ou la présumée coupable une autre femme, etc...? Il me semble plus approprié de tenir compte peut-être plus qu'actuellement des circonstances au cours desquelles les faits se sont déroulés, des antécédents mais surtout de l'état de faiblesse physique et/ou psychologique de la victime. Il va sans dire qu'une meilleure prévention permettrait d'éviter que des drames se produises. Encourager les victimes de violences à les dénoncer immédiatement et surtout, les soutenir, conseiller et bien sûr les protéger efficacement tout en réagissant aussi à l'égard de l'agresseur lorsqu'il est connu.

  • Posté par Raymond Moriaux, vendredi 30 août 2019, 12:16

    L'inscrition du néologisme "féminicide" dans le code pénal n'est donc ni nécessaire ni suffisante pour condamner comme il se doit les auteurs des volences commises, en l'occurrence, contre les femmes. Certain.e.s s'imaginent peut-être que l'homicide est le meurtre d'un sujet masculin, ce qui est évidemment inexact. L'équivalent-homme de "féminicide" serait "viricide"... Si féminicide devait être accepté, il faudrait alors accepter aussi viricide. Après tout, le meurtre d'un homme n'est pas moins grave ni moins digne d'intérêt que celui d'une femme. Et, accessoirement, il me semble qu'ils sont beaucoup plus nombreux.

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