Commissaire européen: le PTB seul à demander un vote sur le choix de Didier Reynders

Commissaire européen: le PTB seul à demander un vote sur le choix de Didier Reynders
Belga

Le PTB a été le seul parti à réclamer vendredi un vote du parlement sur la désignation du candidat belge à la Commission européenne. Sa demande d’une modification de l’ordre du jour de la commission des Affaires étrangères de la Chambre n’a pas été acceptée.

Le chef de groupe Raoul Hedebouw a fait remarquer que le gouvernement fédéral était en affaires courantes et ne reposait plus sur une majorité parlementaire.

«S’il y a eu de grands accords entre les partis traditionnels, et bien votez pour le fait que Didier Reynders nous représente à la Commission», a lancé Hedebouw à ses collègues.

Les autres députés sont restés muets à l’exception du CDH qui a regretté le «show» du député communiste. «Si vous êtes un bon démocrate, vous savez que ce n’est pas au parlement belge de désigner le commissaire européen. Dans la démocratie européenne, c’est le parlement européen qui désigne les commissaires. C’est un travail qui ne nous appartient pas», a répondu Georges Dallemagne.

Le Premier ministre, Charles Michel, a répété quant à lui que le gouvernement avait suivi la procédure en vigueur depuis 30 ans et conforme à la jurisprudence du Conseil d’Etat sur les affaires courantes. Des consultations informelles de plusieurs partis ont eu lieu avant que la candidature de Reynders ne soit transmise à la future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a-t-il précisé.

Commission européenne: Von der Leyen a reçu Didier Reynders

Qui plus est, un commissaire européen ne porte pas la voix de son pays ou de son parti, a-t-il souligné.

Le PS, à l’instar d’autres partis, a souhaité qu’un débat approfondi ait lieu sur la politique européenne.

«Inacceptable», «coup de force»: le choix de Didier Reynders comme commissaire européen critiqué

«C’est clair que ce n’est pas le candidat que nous soutenons. Nous estimons qu’un débat de fond sur la politique européenne est plus qu’important. Que va faire, par exemple, Didier Reynders pour mettre en place un vrai pilier social européen? » , a expliqué Hugue Bayet.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • A l’heure de la retraite, Michel Jadot conserve un esprit critique et sans concession, au service d’une certaine idée de l’Etat et de la protection sociale.

    Michel Jadot: «Je crains la régionalisation des soins de santé d’ici cinq ans»

  • Christie Morreale provient de la région liégeoise, une terre d’économie sociale.

    L’économie sociale dope l’emploi

  • Le modèle confédéral version N-VA soulève plusieuyrs objextions qui doivent impérativement être mises en débat.

    Par Paul De Grauwe (LSE) et Philippe Van Parijs (UCLouvain & KU Leuven), coordinateurs de l’initiative Re-Bel(Rethinking Belgium’s Institutions in the European Context)

    Cartes blanches

    Carte blanche: «Confédéralisme: trois difficultés fatales?»

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
Flocons d'amour
», un des films du genre produit par Netflix.

    Netflix a lancé l’opération «Fêtes»

  2. d-20170315-3DKLLK 2019-12-05 20:14:59

    Nethys: la tutelle juge les indemnités illégales mais ne peut pas tout annuler

  3. RTR1SY1T

    «J’ai pris la fuite lors de la nuit de noces mais ma mère m’a ramenée à mon mari»

La chronique
  • Champagne ou Kidibul?

    Chez Elio D., on se frotte les mains. Le fils prodige a jeté l’éponge. C’est pas demain la veille qu’on effacera des tablettes le joli nom du dernier premier ministre socialiste wallon. Le dernier et peut-être l’ultime comme le lui a promis Père Noël – dont les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Chez Paul M., on débouche aussi le Kidibul. Pendant un mois de mission royale, le fiston a prouvé, à défaut de mettre sur pied un gouvernement, qu’il était désormais le seul chef rouge et même qu’il occupait tout l’espace francophone.

    Rue de Naples, avec l’arrivée du fils prodigue, on se prépare à tuer le veau gras. Grâce à lui, les Bleus ont retrouvé leurs couleurs. Président, informateur, tout s’emballe. Dans la foulée, il a déjà promis au roi de glisser sous son sapin, un gouvernement pesé, emballé (cadeau) et ficelé. Georges L.B. en sera à la fois le Premier, comme son papa Charles M., et le vice-Premier et ministre des Affaires étrangères, comme son oncle Didier....

    Lire la suite

  • Les «confédéralistes» ont leur modèle. Et les autres?

    Il y a quelques années, lorsque la N-VA sortait son séparatisme ou sa version cosmétique, le confédéralisme, la réplique fusait : « Et vous allez faire quoi de la dette ? Et vous allez faire quoi de Bruxelles ? » Avec zéro réponse, ce qui rassurait les opposants : les nationalistes avaient montré leurs dents, mais n’avaient pas de quoi mordre.

    Mais voilà, à la N-VA, on ne laisse aucun terrain stratégique en jachère. Dans ce parti, on sait que pour convaincre, il faut...

    Lire la suite