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Brexit: Michel Barnier, le négociateur pour l'Union européenne, reste inflexible avant un bras de fer politique

Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne, exclut de supprimer le «backstop».

Temps de lecture: 2 min

Le négociateur de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, se dit «pas optimiste» sur la possibilité d’éviter un divorce sans accord avec le Royaume-Uni, car Bruxelles ne modifiera pas l’accord sur la table, dans une tribune publiée dimanche par le Sunday Telegraph.

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Le Premier ministre britannique Boris Johnson, arrivé au pouvoir fin juillet, demande la suppression d’une disposition relative à la frontière irlandaise figurant dans l’accord de retrait conclu par l’ex-chef de gouvernement Theresa May avec l’Unuon européenne.

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Cette disposition, appelée filet de sécurité (ou «backstop» en anglais), prévoit que faute de meilleure solution à l’issue d’une période transitoire, le Royaume-Uni tout entier reste dans un «territoire douanier unique» avec l’Union européenne.

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Mais pour Boris Johnson, cette disposition empêcherait le Royaume-Uni de suivre une politique commerciale indépendante, puisqu’il serait toujours soumis à des règles européennes. Il a promis de sortir le Royaume-Uni du bloc européen le 31 octobre même si un nouveau compromis ne pouvait être trouvé.

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Dans sa tribune au Sunday Telegraph, Michel Barnier exclut toutefois de supprimer en l’état le «backstop», nécessaire selon lui pour préserver l’intégrité du marché unique européen et maintenir ouverte la frontière entre l’Irlande du Nord britannique et la république d’Irlande après le Brexit.

«Le backstop représente la flexibilité maximale que l’UE peut offrir à un Etat non membre», écrit le négociateur en chef de l’Union européenne.

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«Je ne suis pas optimiste sur la possibilité d’éviter le scénario d’un +no deal+, mais je reste déterminé à explorer toutes les pistes que le gouvernement britannique présentera et qui sont compatibles avec l’accord de retrait», ajoute-t-il.

Il précise que les discussions sur des alternatives au filet de sécurité irlandais ne pourraient en effet commencer qu’après la ratification de l’accord de retrait sur la table, parallèlement aux négociations sur la future relation entre Bruxelles et Londres.

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L’accord de retrait négocié avec Theresa May avait été rejeté trois fois par le Parlement britannique.

 

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10 Commentaires

  • Posté par Ancion Eric, lundi 2 septembre 2019, 19:38

    Encore combien de temps avant qu'on lui impose d'autres directives. Plusieurs sont prêts à baisser leur culotte.....

  • Posté par Steens Frédéric, lundi 2 septembre 2019, 19:11

    M. Herman dit juste, avec une précision: sans backstop, une frontière physique s'imposerait d'elle-même, avec toutes les conséquences que cela comporte. L'IRA remonte au crénaud, un nouveau Bloody Sunday se prépare, une nouvelle guerre de religion frappe à nos portes...Farfelu vous dites? Vraiment?

  • Posté par Lievyns Philippe, lundi 2 septembre 2019, 13:33

    Trump, Salvivni, Bojo etc. Bel avenir pour l'Europe.

  • Posté par Werpin Jean Luc, dimanche 1 septembre 2019, 14:20

    En cas de Brexit, il est normal que le Royaume Uni rétablisse le contrôle à ses frontières. Le "Backstop" n'est qu'une machine de guerre imaginée par l'Europe pour rendre le Brexit impossible.

  • Posté par Herman Andre, dimanche 1 septembre 2019, 13:47

    Le backstop n'a pas pour objectif de porter atteinte à la souveraineté du Royaume-Uni. Son objectif est d'assurer l'intégrité du marché européen. Supprimer le backstop aurait pour conséquence d'accepter l'accès du marché européen à un pays qui ne ferait pas partie de l'Union Européenne. Autrement dit, ce serait continuer à donner le beurre, l'argent du beurre et la chasteté de la crémière aux Britanniques...

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