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Agressions à l’arme blanche dans une station de métro près de Lyon: le flou demeure sur les motivations du suspect

L’hypothèse terroriste n’est pas privilégiée à ce stade.

Temps de lecture: 3 min

Les enquêteurs tentent dimanche de faire la lumière sur les raisons qui ont poussé un Afghan de 33 ans à semer la terreur à l’arme blanche samedi près d’une station de métro dans l’agglomération lyonnaise, faisant un mort et huit blessés.

L’hypothèse terroriste n’est pas privilégiée à ce stade, le Parquet national antiterroriste (PNAT) n’ayant pas été saisi, mais il suit la situation de près, assure le parquet de Lyon.

Agressions à l’arme blanche dans une station de métro près de Lyon : un mort et huit blessés, le suspect arrêté

Nicolas Jacquet, procureur de la République, tiendra une conférence de presse à 15h00.

La police judiciaire, chargée de l’enquête, fait face à un individu qui « n’est pas très prolixe ». Ce dernier, inconnu des services de police et de renseignement, a changé trois fois de versions dans les premières minutes de sa garde à vue samedi, selon une source policière.

Agressions dans une station de métro près de Lyon : il était armé d’une broche de cuisine

Sur l’esplanade de la sortie du métro Laurent Bonnevay de Villeurbanne, où ce demandeur d’asile s’est attaqué à l’aveugle à des passants samedi, le cordon de sécurité a été levé et le calme était revenu dimanche matin, a constaté l’AFP.

Que s’est-il passé ?

Vers 16H30 samedi, le suspect armé d’un couteau et d’une fourche de barbecue « s’est mis à mettre des coups de couteau dans tous les sens » devant un arrêt du bus, selon le témoignage d’une jeune fille, interrogée peu après les faits.

Agressions à l’arme blanche dans une station de métro près de Lyon : un mort et huit blessés, le suspect arrêté

Il a tué un jeune homme de 19 ans et blessé huit personnes dont trois demeuraient en urgence vitale absolue. C’est grâce à l’intervention des passants et des agents TCL (les transports en commun lyonnais) qu’il a pu être appréhendé, alors qu’il se dirigeait vers l’entrée du métro.

La préfecture a mis en place dès samedi soir un centre d’accueil des victimes et de leurs familles.

Un acte isolé ?

Les élus locaux n’ont cessé d’appeler à la prudence depuis samedi face à des motivations encore inconnues, l’élue d’opposition de Villeurbanne, Emmanuelle Haziza, appelant notamment à être « unis face à l’horreur ».

« Les informations qu’on a à ce stade montreraient que c’est plutôt un acte isolé d’une personne qui était en recherche d’asile, venant d’un pays très éloigné de la France, l’Afghanistan, qui a peut-être vécu des choses terribles sur son voyage ou là-bas, et qui n’a peut-être pas supporté beaucoup de choses et qui est rentré dans une crise de démence », a avancé Bruno Bonnell, député LREM du Rhône sur LCI.

A droite et à l’extrême-droite, la nationalité de l’auteur présumé n’a pas manqué de faire réagir. « La naïveté et le laxisme de notre politique migratoire menacent gravement la sécurité des Français ! », a écrit la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter.

Un commentaire jugé « honteux » par le maire socialiste de Villeurbanne Jean-Paul Bret, qui accuse le RN « d’utiliser un événement dramatique à son profit ».

En mai, l’explosion d’un colis piégé en plein coeur de Lyon avait blessé 14 personnes, suscitant déjà une forte émotion dans la 3e ville de France, jusque-là épargnée par la vague d’attentats djihadistes sans précédent (251 morts) qui frappe la France depuis 2015. Le suspect, un Algérien radicalisé de 24 ans, avait été mis en examen et écroué.

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34 Commentaires

  • Posté par Wilquet Gaston, dimanche 1 septembre 2019, 15:56

    Oui, bien sûr, on ne peut pas contredire cette affirmation : s’il n'était pas venu en France, le jeune homme serait toujours vivant. C’est une règle universelle. Ainsi, si telle personne qui deviendrait assassin un jour était décédée plus tôt, la personne assassinée ne l’aurait pas été, du moins pas à ce moment-là dans ces circonstances-là. Mais si il faut écarter tous les Afghans pour éviter que l’un d’entre eux n’assassine un jour, comment faire pour écarter tous les Français (ou tous les Belges) qui deviendront assassins un jour ? Proposez-vous la détection du gène de l’assassin ?

  • Posté par Stoob Spyridon, dimanche 1 septembre 2019, 13:38

    Mais il y a aucun doute que s'il n'était pas venu en France le jeune homme serait toujours vivant. On n'est pas responsable du drame de l'Afghanistan, pourquoi ne vont t'ils pas aux USA?

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