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Procès des hébergeurs: vers un nouvel acquittement pour l’ex-journaliste Anouk Van Gestel

Quatre hébergeurs de migrants, acquittés en décembre 2018 des préventions de trafic d’êtres humains, devront se défendre en appel. Mais l’ex-journaliste de « Marie-Claire » Anouk Van Gestel est épargnée par le parquet général.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Dans une note d’audience que nous avons pu consulter, le parquet général de Bruxelles requiert – à nouveau… – l’acquittement de l’ex-journaliste Anouk Van Gestel. Son acquittement, prononcé par le tribunal correctionnel de Bruxelles en décembre 2018, n’est pas (ou plus ?) contesté par le substitut du procureur général, Stéphane Lempereur. Au contraire de trois autres personnes (dont une seconde journaliste, Myriam Berghe) qui devraient répondre une nouvelle fois d’accusations de complicité de trafic d’êtres humains.

Au sujet d’Anouk Van Gestel, ancienne rédactrice en chef de Marie-Claire et candidate déçue aux dernières élections sous l’étiquette Ecolo, le ministère public « requiert l’acquittement », « sans pour autant se désister de son appel ». En effet, les arguments du parquet général de Bruxelles « ne rejoignent pas nécessairement et/ou entièrement ceux invoqués dans le jugement » de première instance. Elle doit donc comparaître. « Kafkaïen », réagit Alexis Deswaef, le conseil d’Anouk Van Gestel. « C’est évidemment une bonne nouvelle pour ma cliente et un soulagement. Mais cela me fâche, aussi. De qui se moque-t-on ? Tout ça pour ça ! Ce que fait le procureur général, c’est se moquer de l’arriéré judiciaire. C’est de l’acharnement. »

Tracer une ligne rouge

Le parquet général précisera ses griefs à l’audience du 11 septembre. Il pourrait être question ce jour-là de prévoir le calendrier du procès en appel. Qui cible particulièrement trois des quatre acquittés de décembre 2018. Trois citoyens, proches de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, actifs dans l’hébergement de migrants : Zakia S., Walid C. et Myriam Berghe, une autre journaliste de presse féminine et amie d’Anouk Van Gestel.

Le parquet général reproche à Mme Berghe une « complicité » avec le migrant hébergé à son domicile, pour ses activités alléguées de passeur. « Le tribunal, en première instance, avait tracé une ligne rouge [entre l’aide humanitaire et le trafic d’êtres humains]. Et il avait clairement défini que ma cliente n’avait pas franchi cette ligne. Maintenant, le parquet général revient en arrière », regrette Me Jan Fermon, l’avocat de Myriam Berghe. « Le procureur s’est bien rendu compte que Mme Anouk Van Gestel était de trop dans cet appel… Mais le problème de base, soulevé au premier procès, demeure : si la personne qui habite chez vous est coupable d’un délit, en quoi seriez-vous complice de ce délit ? »

Le procès en appel n’est pas attendu avant plusieurs mois.

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17 Commentaires

  • Posté par Jean Sansterre, mardi 3 septembre 2019, 22:40

    Enfin...

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