KBC veut supprimer 1.400 emplois sur les trois prochaines années

KBC veut supprimer 1.400 emplois sur les trois prochaines années

Le bancassureur KBC a annoncé mercredi, alors que se tient depuis 7h45 un conseil d’entreprise extraordinaire, une réduction de ses effectifs en Belgique de 1.400 collaborateurs. Cela concerne des employés du siège social, des fonctions de support ainsi que du réseau d’agences à travers le pays, indique le groupe dans un communiqué transmis à 8h10.

Une partie de ces emplois perdus, soit 300 fonctions, seront désormais assurés depuis la République tchèque et la Bulgarie, où le groupe est également implanté. Une telle évolution était crainte par les syndicats.

La suppression de ces emplois aura lieu au cours des « trois prochaines années » et « sera entièrement compensée par des départs naturels », dont des départs à la retraite. Ces dernières années, les départs naturels dépassaient les 500 ETP (équivalents temps plein) par an, assure le groupe. « Par conséquent, aucun plan de licenciement collectif obligatoire ni plan de départ collectif n’est prévu ou requis », précise-t-il. Parallèlement, des contrats avec 400 sous-traitants externes seront supprimés, principalement dans l’informatique et parmi les intérimaires.

L’annonce est en fait le résultat d’une réflexion entamée en mai dernier, quand le groupe, dont dépend entre autres CBC Banque&amp ; Assurance, avait annoncé le lancement d’un « exercice interne » pour envisager une optimisation, une « révision », de sa structure de gouvernance. Le bancassureur avait alors lancé la réflexion au sein de son management, demandant aux directeurs généraux de chaque département de dégager des pistes pour améliorer l’efficacité opérationnelle à leur niveau.

Un plan qui débute maintenant

La mise en œuvre du « plan » qui en résulte, à l’échelle du groupe, débute dès ce mois de septembre, prévient KBC. Il se poursuivra jusqu’à la fin de l’année 2022.

« Les organisations doivent être plus agiles afin de pouvoir prendre des décisions et mettre en œuvre les changements plus rapidement », justifie mercredi le CEO de KBC Groupe, Johan Thijs, par voie de communiqué. « Grâce à cet exercice, notre organisation sera plus agile et plus plate, avec moins de niveaux de décision », ce qui devrait finalement bénéficier au client, assure-t-il. « Cet exercice d’optimisation aura des conséquences pour certains de nos collaborateurs », admet le CEO, qui promet cependant que le « redéploiement » du personnel impacté est essentiel, avec éventuellement la recherche de « solutions alternatives » là où ce n’est pas possible. « L’exécution de cet exercice se fera dans le respect, comme nous le faisons toujours », conclut le Limbourgeois, présent au sein de l’entreprise depuis 1988.

KBC compte actuellement environ 16.000 salariés en Belgique, selon les chiffres du groupe fin 2018.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20190906-3VY1PT 2019-11-05 21:25:44

    Coalition fédérale: le CDH n’exclut plus une participation

  2. Le Parti socialiste de Pedro Sánchez reste le premier, avec 120 sièges sur 350. Mais bien loin de la majorité... © AFP.

    Elections: l’Espagne toujours à la recherche d’une majorité

  3. Le professeur avait souvent été dénoncé pour ses violences. Contre des étudiants. Mais surtout sur des femmes dont certaines avaient déposé des plaintes.

    Le professeur russe qui se prenait pour Napoléon a tué et démembré sa compagne

La chronique
  • L’Otan doit-elle suspendre son vol?

    Il y a un côté enfantin chez Emmanuel Macron, mais au sens de l’enfant du fameux conte d’Andersen qui s’écrie « Le roi est nu ! », provoquant ainsi le rire libérateur des sujets qui n’osaient pas s’avouer à eux-mêmes que leur souverain se promenait totalement à poil.

    En l’occurrence, Macron n’a pas fait rire mais, en déclarant dans une interview au magazine britannique The Economist, que l’Otan était « en état de mort cérébrale », il a dit très exactement ce que tout le monde sait, ce que tout le monde voit, mais que seul un esprit un peu enfantin pouvait oser dire. Angela Merkel a d’ailleurs trouvé la bonne expression : elle n’a pas dit que c’était faux (personne n’a vraiment dit que c’était faux !), elle a simplement fait remarquer que c’était « intempestif ». Intempestif signifiant exactement, si l’on se réfère au dictionnaire : « C’est vrai, mais ce n’est pas le moment de le dire. »...

    Lire la suite

  • Otan: le réveil de Macron, le risque de la division

    Il faut ouvrir la bouche quand on pense pouvoir exprimer clairement une opinion : c’est peu diplomatique, mais je ne suis pas un diplomate, je suis un politique. » Non, ce n’est pas là Emmanuel Macron qui parle. C’est le président sortant du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, qui, peu avant de tirer sa révérence, accorde au Soir un long entretien.

    ...

    Lire la suite