Rentrée du Parlement wallon: Valérie De Bue priée de se justifier au sujet de l’ISPPC

Valérie De Bue au Parlement wallon
Valérie De Bue au Parlement wallon - Photo News

Malgré l’absence de nouvelle majorité, les députés régionaux ont officiellement repris mercredi après-midi le chemin du Parlement de Wallonie où régnait, pour l’occasion, l’atmosphère des grands jours.

Pourtant, avec un gouvernement en affaires courantes et des ministres sortant à l’avenir incertain, le programme de la séance officielle de rentrée, marquée par une manifestation pacifique contre la vente d’armes wallonnes à l’Arabie saoudite, ne pesait pas bien lourd. Un ordre du jour allégé qui a permis aux nouveaux élus – 40 % d’entre eux ne siégeaient pas à Namur lors de la législature précédente – de se rôder aux contraintes, en termes de temps de parole notamment, liées à l’exercice parlementaire.

Après la réélection de Christophe Collignon (PS) à la présidence temporaire de l’assemblée et celle, tout aussi temporaire, des membres du bureau – une formalité récurrente à chaque rentrée parlementaire – une série de déclarations d’intérêt régional, allant de la situation des magasins Match et Smatch à la proposition de décerner le Mérite wallon à Robert Waseige, ont été présentées.

L’état du parc de logements sociaux, la restructuration annoncée par la KBC et ses répercussions au sud du pays, la problématique des perturbateurs endocriniens et la hausse du nombre de donations en Wallonie ont ensuite été abordés par l’intermédiaire des questions urgentes avant que ne vienne le tour des questions d’actualité.

ISPPC : la ministre des Pouvoirs locaux questionnée

Celles-ci ont principalement porté sur la situation à l’ISPPC, l’intercommunale de santé publique du pays de Charleroi, épinglée au coeur de l’été pour des problèmes de gouvernance. Interrogée par plusieurs parlementaires, la ministre sortante des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), a de nouveau justifié l’annulation de plusieurs décisions du conseil d’administration de l’institution, dont celle prévoyant la création d’un poste de conseiller général qui semblait taillé sur mesure pour l’un des administrateurs, Thomas Salden, demi-frère de l’ex-président du MR, Olivier Chastel.

« Les augmentations de rémunérations n’avaient pas été soumises aux délégations syndicales, elles ne respectaient pas les recommandations de la task force et le profil de fonction n’avait pas évolué. Quant au poste de conseiller général, c’est un défaut de motivation qui est à la base de ma décision », a rappelé Valérie De Bue en insistant une nouvelle fois sur la responsabilité des admin²istrateurs de l’intercommunale.

Les tracteurs interdits sur la N25

L’interdiction de circulation imposée aux tracteurs sur la N25, l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur ainsi que la taxe kilométrique que semble vouloir imposer la Région bruxelloise ont enfin été évoqués. « Cette taxe kilométrique, ce n’était que la déclaration d’une ministre ; pas celle du gouvernement bruxellois. Il faut rester prudent et se concerter, ce qui ne coûte rien », a réagi à ce propos le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke (MR), clôturant ainsi cette séance de rentrée – la première en Belgique – particulièrement calme.

Aucun rendez-vous à l’agenda

Pour l’instant, aucun autre rendez-vous ne figure à l’agenda du parlement wallon. La prochaine séance plénière aura-t-elle lieu sous un nouveau gouvernement ? C’est possible puisque la date du 13 septembre – à la veille de l’ouverture officielle des Fêtes de Wallonie – est fréquemment avancée. Elle impliquerait toutefois un timing particulièrement serré alors que rien ne filtre – ou si peu – sur l’avancement des négociations entre PS, MR et Ecolo. Une autre source évoquait ce mercredi un atterrissage des négociations entre les Fêtes de Wallonie et la Fête de la Communauté française le 27 septembre.

 
 
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