RTBF: une nouvelle formule pour «Le Grand Oral» avec «Le Soir»

RTBF: une nouvelle formule pour «Le Grand Oral» avec «Le Soir»

Se renouveler sans toucher à la philosophie de l’émission, c’est le mot d’ordre de la rentrée du Grand Oral RTBF-Le Soir. L’émission garde son rendez-vous du samedi, de 9 à 10 h sur La Première. L’ADN est inchangé : trois journalistes prennent le temps d’un long entretien pour « éclairer l’actualité » avec une personnalité. Une promesse d’enrichissement autour d’un invité. Jacques Cremers cède son rôle de chef d’orchestre à Bertrand Henne, journaliste politique et voix reconnaissable du service public. Ce dernier donnera la parole à Béatrice Delvaux (éditorialiste en chef du Soir) et Jean-Pierre Jacqmin (directeur de l’information à la RTBF), toujours présents. La formule du Grand Oral est tout de même dynamisée. Déjà par l’arrivée de Bertrand Henne, qui apportera « sa patte forte et le ton qu’on lui connaît », estime Béatrice Delvaux. Et ensuite parce que le journaliste, de son initiative, souhaitait amener quelques nouveautés avec lui.

Découvrir une personnalité

D’abord en remettant l’actualité au cœur du rendez-vous. Un changement qui passe par le choix de l’invité(e), davantage événementiel ou en rapport avec l’actualité de la semaine écoulée. « On souhaite aller plus loin dans la découverte de l’invité. On va donc donner plus de place aux archives, sur lesquelles je travaillerai en amont, pour prendre le temps de découvrir la personnalité et le parcours de cette personne », nous confie Bertrand Henne à la veille du premier Grand Oral de la saison. L’objectif est d’analyser la société dans laquelle on vit à travers un échange entre les journalistes et l’invité. Un invité qui ne sera pas toujours connu du grand public mais qui fera écho à l’actualité. « Nous allons faire un effort quant à l’ouverture à des personnalités plus variées. La saison dernière a connu plusieurs élections, il était donc naturel d’accueillir des personnalités politiques à plusieurs reprises. Et il y en aura encore dans l’émission. Mais aussi des personnalités culturelles ou de la société civile. D’où l’idée de prendre le temps de les découvrir ».

De nouvelles séquences

Ce temps accordé à la découverte de l’invité sera divisé en plusieurs séquences, histoire de « dynamiser l’échange », précise Bertrand Henne. La personnalité (ce samedi le député européen Pierre Larrouturou) est par exemple invitée à réagir à l’actualité de la semaine et aux archives présentées par l’animateur de l’émission, à partager sa citation préférée ou à passer un coup de gueule dans la séquence « Le poing sur la table ». De nouvelles séquences pour ponctuer le grand dossier de l’émission, en lien étroit avec l’actualité et l’invité. Bertrand Henne a donc le rôle d’imposer un certain tempo entre les parties de l’émission. « Le rythme est aussi important pour la diffusion de l’émission en télévision », glisse-t-il. Le rendez-vous de La Première est toujours diffusé le dimanche à 23 h sur La Trois. C’était la première émission à avoir jeté un pont entre la radio et la chaîne de la RTBF. Le Grand Oral n’y est certainement pas pour rien dans la nouvelle identité de La Trois, clairement affirmée cette rentrée pour un public curieux et passionné. La preuve avec l’arrivée de CQFD, débat sur l’actualité animé par Arnaud Ruyssen, toute la semaine à 20h.

Bertrand Henne a cédé sa casquette d’intervieweur politique de La Première à Thomas Gadisseux. Pour se concentrer sur d’autres exercices, comme celui de la série Un jour dans l’info, des récits racontés avec Hélène Maquet cet été, ou la chronique Les coulisses des pouvoirs, dans Matin Première toute la semaine. Pourtant, Bertrand Henne est enthousiaste à l’idée de refaire des interviews. C’est son dada. « J’aime l’idée de construire un dialogue, de faire découvrir une personnalité. C’est un beau défi ». L’opportunité est aussi de taille pour la personnalité invitée dans le studio du Grand Oral. Rare sont les occasions de profiter d’une couverture médiatique aussi large. À savoir La Première, La Trois, Auvio et Le Soir.

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