Uber retire ses vélos Jump de Molenbeek: «Il s’agit avant tout de raisons commerciales», estime Moureaux

Uber retire ses vélos Jump de Molenbeek: «Il s’agit avant tout de raisons commerciales», estime Moureaux
Sylvain Piraux

Uber a décidé de retirer ses vélos électriques Jump en libre-service de quatre communes bruxelloises : Anderlecht, Koekelberg, Laeken et Molenbeek. La société explique ne pas pouvoir « garantir la sécurité » de leur équipe et « la protection » des vélos. Invitée sur BX1, la bourgmestre de Molenbeek estime qu’il s’agit avant tout de « raisons commerciales ».

Agressions, vandalisme, insécurité… : Uber retire ses vélos Jump de quatre communes bruxelloises

Catherine Moureaux tient à clarifier certains points : « Il ne s’agit pas de vélos cassés mais de vélos bidouillés, volés. C’est-à-dire qu’on a chipoté les dispositifs de sécurité pour ne pas payer. »

Selon un communiqué d’Uber, trente vélos Jump ont disparu. Ils ont par ailleurs tous été retrouvés par la police. Les équipes de maintenance sont également la cible d’agressions. Il y a quelques semaines, un membre de l’équipe a été violemment attaqué à Molenbeek alors qu’il réparait un vélo.

« Mal à l’aise »

Un constat qui rend « mal à l’aise » la bourgmestre socialiste qui indique ne pas avoir été consultée : « Le seul moment où Uber fait appel aux autorités locales, c’est quand il a déjà pris la décision de partir. »

«La sécurité de nos clients mise en péril»: les scooters Felyx retirés de plusieurs zones à Bruxelles

« Tout cela ressemble quand même à une forme de capitalisme assez dure, où on choisit ses marchés commerciaux, où on interagit très peu avec l’autorité publique. On délaisse facilement des quartiers, ce qui est l’inverse d’un service public. Je rappelle que Villo ! travaille chez nous avec succès… », pointe Mme Moureaux.

Pour la bourgmestre bruxelloise, le vandalisme n’est clairement pas la raison principale : « Je pense qu’il y a là-derrière une pratique commerciale avant tout. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20200212-3YVA7Z 2020-02-12 17:32:02

    L’Europe a un plan pour gagner la 2e manche du numérique

  2. «
Un client a une rentabilité de 0,11
% sur son épargne, 5,9
% de rendement pour nos actionnaires, cela me paraît déjà pas mal
!», estime Marc Lauwers, CEO.

    Marc Lauwers: «Argenta continuera à offrir des services non rentables»

  3. Bernard Bousmanne a sorti des réserves de la Bibliothèque nationale du Mont des Arts la pièce emblématique du futur KBR Museum
: les «
Chroniques de Hainaut
» de 1446.

    KBR, le futur musée des trésors licencieux du Siècle d’or

La chronique
  • Ecoles: que faire du cours de morale?

    C’est un enjeu dérisoire au regard de la marche du monde, mais il est révélateur des ambiguïtés de la politique belge, et plus précisément francophone.

    En vertu de l’article 24 de la Constitution, qui prolonge sur ce point le Pacte scolaire, les écoles publiques doivent offrir le choix entre l’enseignement d’une des religions reconnues et celui de la morale non confessionnelle. La création d’un cours de philosophie et citoyenneté n’a pas modifié cet état de fait : elle a seulement réduit l’horaire consacré à ces cours à une heure par semaine au lieu de deux.

    Le cours de morale non confessionnelle reste donc organisé. Or il se trouve que, au 1er septembre 2021, ses enseignants devraient détenir un « certificat en didactique du cours de morale non confessionnelle » pour exercer leur fonction. Ce certificat doit donc être mis en place, mais cela suppose de répondre au préalable à une question difficile : à quoi sert encore le cours de morale, aujourd’hui ?

    Lorsque l’on a commencé à...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: des acteurs qui tournent en rond dans une pièce sans portes ni fenêtres

    Le catch 22 est une situation paradoxale à laquelle un individu ne peut échapper en raison de règles ou de limitations contradictoires. Le terme a été inventé par Joseph Heller qui l’a utilisé dans son roman « 1961 Catch 22 », se référant à une règle de l’Air Force selon laquelle un pilote qui continue à mener des combats aériens sans demander d’être relevé est considéré comme fou, mais est jugé assez sain d’esprit pour continuer à voler dès lors qu’il fait cette requête. On pourrait aussi parler de solution kafkaïenne où...

    Lire la suite