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Dans le grand désordre du Brexit, les scénarios possibles

Le gouvernement Johnson, minoritaire, se trouve à l’orée d’une nouvelle semaine décisive, pour l’avenir du Brexit et du pays en général. Vu l’incertitude, les issues possibles demeurent multiples.

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Temps de lecture: 2 min

Voilà qui fait déjà les affaires des bookmakers… Quel Brexit et quand aura-t-il lieu ? Une élection législative est-elle prévisible et si oui quand ? Bien malin qui saurait résoudre aujourd’hui ces questions épineuses. Une partie de la réponse se trouve entre les mains de Jeremy Corbyn. Le chef de l’opposition s’est entendu avec les autres partis : il écarte pour l’heure l’idée de donner le feu vert à des élections législatives, comme doit à nouveau le réclamer Boris Johnson lundi. « On doit d’abord être sûr qu’on va au-delà du 31 octobre et qu’il y a report du Brexit », plaide Liz Saville Roberts, du parti indépendantiste gallois Plaid Cymru. Autrement dit à l’heure actuelle, il ne suffit pas à l’opposition que la loi soit gravée dans le marbre par le « royal assent » lundi, il faut aussi que Boris Johnson sollicite – et obtienne – peut-être un délai au Brexit.

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4 Commentaires

  • Posté par brenes norbert, samedi 7 septembre 2019, 19:33

    Jeremy Corbyn sait-il réellement ce dont il parle ? Ou a-t-il changé au point de vouloir annuler le Brexit (il est lui-même eurosceptique) L'Union douanière européenne correspond en effet au stade maximal d'intégration, aujourd'hui réservé aux seuls Etats membres de l'Union européenne. . Être dans cette union implique de respecter la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes ; de respecter la réglementation européenne relative à la qualité et la sécurité des produits ; de supprimer les contrôles douaniers sur les biens circulant entre les pays de l’UE et d'appliquer les tarifs fixés par l'UE vis-à-vis des marchandises en provenance de pays tiers ; mais aussi de se soumettre au régime européen de contrôle des aides d'Etat ; d'accepter la juridiction de la Cour de justice de l'UE ; de contribuer au budget de l'UE. Donc en définitive d'annuler le Brexit... On pourrait certes - si les Européens sont d'accord à l'unanimité - mettre en place une union douanière "ad hoc" avec la Grande Bretagne qui consisterait à supprimer les droits de douane aux frontières intérieures de cette union (sur tout ou partie des produits en circulation), mais aussi à fixer des tarifs douaniers communs vis-à-vis des pays tiers. Mais d'une part on ne voit pas en quoi une telle union protégerait les droits des travailleurs et d'autre part il est plus que douteux que les européens seront d'humeur à négocier (pendant de longs mois voire des années ...) un tel accord "sur mesure". Et il est encore plus douteux qu'il convaincra les partisans du Brexit puisque selon eux un de ses grands avantages sera précisément de pouvoir négocier des accords de libre échange avec les pays tiers en dehors de toute contrainte .

  • Posté par Denoel Paul, samedi 7 septembre 2019, 16:23

    Si pour fin octobre ,il n'accepte pas l'accord actuel négocié,ils doivent partir.Même moi qui suit un peu le sujet ,je n'y comprend plus rien et je crois que je ne suis pas le seul.Je ne peux pas croire que l'on accepte un pays qui ne veut plus de l'Europe.Nous les citoyens Européens,en avons déjà marre de cette Europe du fric,des marchandages,d'un parlement qui coûte une fortune et qui ne fout rien et d'une Commission Européenne qui nous conduit a une catastrophe écologique.Stop et que ceux qui veulent prendre le bateau ou monter dans un camion,pour allez y vivre ne se retrouve plus dans des Calais ou d'autres endroits prisons.

  • Posté par Deckers Björn, samedi 7 septembre 2019, 13:25

    La solution proposée par Jeremy Corbyn me semble être la bonne. Au final, il faudra à la fois contenter les 52% qui ont voté "Leave" mais aussi respecter les 48% (pas rien!) qui ont voté "Remain". Depuis le début et comme souvent lors d'un référendum (toujours proposé en choix binaire et caricatural), on fait comme s'il ne pouvait y avoir qu'un hard et total brexit, ou un maintien de la GB dans l'UE. C'est un non sens. Une voie médiane ne satisfera pas tous le monde à 100% mais peu permettre de respecter les uns et les autres et dès lors de rassembler les sujets de sa majesté largement divisés depuis 2016. Au-delà, le choix de Jeremy Corbyn de proposer un nouveau référendum semble lui aussi indiqué. En effet, personne en GB n'imaginait réellement les obligations et les contingences d'un Brexit (et cela d'autant moins que le camp pro-brexit a rivalisé dans l'intox). Celles-ci ont été exposées dans l'accord conclu par Theresa May, et en contradiction avec les bouffoneries de l'actuel sinistre PM Johnson, la GB devra assumer d'une manière ou d'une autre, les obligations de son passé de membre de l'UE. Il faut donc présenter un nouveau choix aux britanniques. L'idéal serait même justement d'éviter le choix binaire et caricatural de 2016 mais de proposer quatre choix à départager en tours successifs. Le hard brexit, l'accord conclu par Theresa May, la proposition de Jeremy Corbyn (maintien de la GB dans l'Union douanière) et le remain. Un débat focalisé sur ces quatre options aurait le mérite de sortir de la caricature et d'obliger les britanniques à se poser enfin les bonnes questions.

  • Posté par Debrabander Jean, samedi 7 septembre 2019, 6:57

    Quel toupet : "ils" vont décider quand "ils" sortiront ? On voit tout le poids de l'Europe.

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