Début du procès d’une policière blanche qui a abattu un voisin noir dans le Texas

Début du procès d’une policière blanche qui a abattu un voisin noir dans le Texas
AFP

Le procès d’une policière blanche de Dallas qui a abattu un voisin noir débute vendredi dans cette ville du sud des Etats-Unis, un an jour pour jour après le drame causé selon elle par une erreur d’appartement.

Un jury impartial

La justice texane doit commencer la sélection des jurés dans cette affaire troublante qui a rencontré un écho dans tout le pays et renouvelé le débat sur les violences policières contre les Noirs. Amber Guyger, 31 ans, a demandé le dépaysement du procès arguant que la couverture médiatique de l’homicide avait dressé la population locale contre elle.

► Les Noirs sont les plus susceptibles d’être tués par la police américaine, selon une étude

La juge en charge du dossier a fait savoir qu’elle accepterait sa demande uniquement s’il s’avérait impossible de sélectionner un jury «juste et impartial» à Dallas. S’il n’y a pas de changement, le procès entrera dans le vif des débats le 23 septembre.

Les faits

Le soir du 6 septembre 2018, la policière, qui venait de terminer son service mais se trouvait encore en uniforme, a tué Botham Shem Jean, un homme de 26 ans originaire de l’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes, qui vivait dans l’appartement au-dessus du sien.

Elle assure être sortie de l’ascenseur au mauvais étage et être entrée sans se rendre compte de son erreur dans l’appartement de son voisin, dont la porte n’était pas fermée à clé. Dans la pénombre, pensant avoir à faire à un intrus, elle a ouvert le feu sur le jeune homme, employé d’un cabinet d’experts comptables.

Elle a alors appelé les secours. «Je pensais que c’était mon appartement», a-t-elle déclaré selon un enregistrement de l’appel qui a fuité dans les médias. Transféré dans un hôpital, le jeune homme a rapidement succombé à ses blessures.

Amber Guyger n’a été placée en détention que trois jours après les faits et relâchée sous caution, après avoir été inculpée d’«homicide involontaire». La famille de la victime avait alors dénoncé un «traitement de faveur» lié à son statut de policière.

 
 
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