Brexit: la ministre britannique du Travail annonce sa démission, nouveau revers pour Johnson

Boris Johnson et Amber Rudd
Boris Johnson et Amber Rudd - EPA

La ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, a annoncé sa démission samedi soir en désaccord avec la stratégie du Premier ministre Boris Johnson sur le Brexit.

« Je ne peux pas rester alors que des bons, loyaux conservateurs modérés sont exclus », a déclaré dans un communiqué la ministre et députée, en référence à l’exclusion du Parti conservateur de 21 députés qui ont voté cette semaine avec l’opposition une proposition de loi destinée à éviter un Brexit sans accord.

La ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, a annoncé sa démission samedi soir en désaccord avec la stratégie de Brexit du Premier ministre Boris Johnson, qui essuie là un cinglant désaveu.

« Je ne peux pas rester alors que des bons, loyaux conservateurs modérés sont exclus », a déclaré dans un communiqué la ministre et députée, en référence à l’exclusion du Parti conservateur de 21 députés qui ont voté cette semaine avec l’opposition une proposition de loi destinée à éviter un Brexit sans accord.

Un poids lourd qui s’en va

Amber Rudd quitte à la fois le gouvernement, dont elle était un poids lourd, et le Parti conservateur, critiquant très vertement la stratégie du chef du gouvernement.

Dans une lettre au Premier ministre postée sur Twitter, elle qualifie l’exclusion des 21 « rebelles » d’« assaut à la décence et à la démocratie ».

Elle qui avait voté pour rester dans l’Union européenne lors du référendum de juin 2016 estime que l « objectif principal » du gouvernement n’est plus d’obtenir un accord de sortie avec l’Union européenne.

« J’avais rejoint votre gouvernement en toute bonne foi : accepter le ‘No Deal’ devait être sur la table, car c’était le moyen par lequel nous aurions les meilleures chances de parvenir à un nouvel accord pour sortir (de l’UE) le 31 octobre », écrit-elle. « Cependant, je ne crois plus que partir avec un accord soit l’objectif principal du gouvernement. »

Un nouveau revers

C’est un nouveau revers pour le chef du gouvernement, qui n’a plus de majorité au Parlement et dont la stratégie sur le Brexit a été court-circuitée par le Parlement.

« Le gouvernement Johnson s’effondre », a réagi sur Twitter Keir Starmer, référent sur le Brexit au sein du Labour, principal parti d’opposition.

Nigel Farage, l’europhobe chef du Parti du Brexit se demandait lui sur le même réseau social « pourquoi Boris avait confié des postes ministériels à des Remainers (en faveur du maintien dans l’UE, ndlr) en premier lieu ».

Jeudi, c’est le propre frère de Boris Johnson, Jo, qui avait claqué la porte du gouvernement, expliquant placer l’« intérêt national » avant la « loyauté familiale ».

Avec cette nouvelle démission, Boris Johnson s’englue dans une crise politique dont il semble difficile de se sortir.

 
 
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