La CSC force les portes du conseil d’administration de l’ISPPC

La CSC force les portes du conseil d’administration de l’ISPPC
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Le conseil d’administration de l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC) promettait de l’animation. Il y en a eu. D’abord, son président le socialiste Daniel Vanderlick a accepté de sortir de son mutisme. A l’entrée de la salle du conseil ou l’attendait un comité d’accueil de la CSC Services Publics, il a indiqué qu’il désapprouvait l’augmentation des rémunérations des membres du comité de direction de l’intercommunale.

Des propos qui le mettent en porte-à-faux avec la décision qu’il a pourtant soutenue, le 12 juin dernier, d’augmenter ces salaires. Afin de compenser la suppression de l’assurance groupe dont bénéficiaient les directeurs généraux, un complément a été intégré à leur brut mensuel. Comme le souligne la secrétaire nationale de la CSC Services Publics Véronique Sabel, les autres membres du personnel n’ont pas droit à cet avantage extralégal.

Ensuite, la délégation de syndicalistes présents à l’Espace Santé où était convoqué le CA en a forcé les portes pour interpeller les gestionnaires publics. Elle a rappelé son opposition à la création d’un poste de conseiller général, nº2 du comité de direction, ce qui favoriserait la mise en place d’une pyramide inversée, selon les termes de Véronique Sabel. Elle a demandé que de tels points, comme la hausse des rémunérations des directeurs généraux, puissent être discutés en comité de concertation.

Elle a rappelé le contexte salarial difficile dans lequel évoluent les 5.000 travailleurs de l’entreprise. Un message semble-t-il reçu cinq sur cinq par les administrateurs. Des points supplémentaires avaient été inscrits à l’ordre du jour du CA, notamment par rapport aux dossiers abordés avec la ministre sortante des Pouvoirs Locaux Valérie De Bue (MR) lors d’une récente rencontre à son cabinet. Se pose dans ce contexte la question de la pertinence de l’information donnée aux administrateurs : des documents remis séance tenante comme pour la création du poste de conseiller général, des éléments non communiqués comme le désaccord de deux des trois organisations syndicales à ce propos, des décisions illégales mises au vote comme la nomination de Thomas Salden, demi-frère d’Olivier Chastel, en tant qu’administrateur indépendant amènent à s’interroger sur la confiance et le crédit du top management de l’institution. À suivre.

 
 
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