«Black-out budgétaire», «l’urgence climatique prise en compte»…: le CDH mitigé sur l’accord gouvernemental

«Black-out budgétaire», «l’urgence climatique prise en compte»…: le CDH mitigé sur l’accord gouvernemental
Roger Milutin

Le CDH voit positivement la prise en compte de l’urgence climatique dans la Déclaration de Politique Régionale (DPR) ou la pérennisation de politiques lancées sous la législature précédente. Certaines absences l’inquiètent en revanche, en particulier l’assurance-autonomie chère aux centristes.

« C’est un arc-en-ciel un peu terne », a commenté la cheffe de groupe à la Fédération Wallonie-Bruxelles et ministre wallonne sortante, Alda Greoli, dans une première réaction.

La ministre CDH a d’abord salué les objectifs climatiques fixés : « On peut se réjouir de voir que l’urgence climatique est prise en considération dans la DPR. Le Pacte d’excellence pour l’enseignement ou certaines politiques de santé sont également pérennisés. »

Sur l’abrogation du décret inscription, Alda Greoli s’interroge toutefois : « Ils annoncent qu’ils le retirent mais remettent ensuite des processus de sélection. Il faudrait donc vraiment voir ce qu’il y aura dans l’accord de manière plus fine. »

« Particulièrement choquée »

« Je suis particulièrement choquée du fait que le mot assurance-autonomie n’est même pas cité dans l’accord wallon. Il ne prend pas la responsabilité de rencontrer le défi des générations futures. On ne pouvait pas laisser tomber ce défi et ils l’ont fait », nous a indiqué Alda Greoli, se questionnant : « L’urgence climatique a-t-elle fait disparaître les autres urgences ? »

La culture apparaît comme l’une des grandes oubliées de l’accord arc-en-ciel aux yeux d’Alda Gréoli, ministre de la culture sortante : « Je n’ai encore pu que survoler les textes mais je suis assez effrayée », s’est-elle confiée.

« Un black-out budgétaire »

François Desquesnes, chef de groupe CDH au Parlement de Wallonie, dénonce, quant à lui, un black-out budgétaire. « On parle de 70.000 repas chauds pour les petits enfants. Mais, à un moment, l’additionner de mesures de gauche et de droite, plus les one-shot, il va falloir les payer. Or, le ministre Crucke s’était engagé à atteindre l’équilibre budgétaire. On apprend qu’il est de facto reporté à 2024, ce qui nous fait allumer nos clignotants oranges. On a un peu l’impression d’avoir reçu le menu du restaurant mais sans la carte des prix », déplore-t-il.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous