Policier grièvement blessé à Liège: «Un battant», «Une personne enjouée», ses collègues lui rendent hommage

Ce lundi, un policier a reçu une balle dans la tête lundi alors qu’il était en intervention rue de Visé, à Liège. Son agresseur a été mortellement touché par un tir de riposte du second policier présent lors des faits. L’état de santé du premier agent était encore préoccupant en fin d’après-midi.

Depuis l’annonce du drame, les petits mots de ses collègues pleuvent, sur les réseaux sociaux. On le décrit comme un battant, comme une personne enjouée, motivante, à la bonne humeur contagieuse. Au fil des heures, les photos de profil des policiers liégeois ont, sur Facebook, été remplacées par des doigts croisés : tout le monde retient son souffle, en espérant que le jeune papa va gagner son combat.

« Un mentor »

Maxime Pans a toujours travaillé en intervention, il a été opérationnel lors de tous les entraînements spécifiques organisés plusieurs fois par an, a précisé Christian Beaupère. « Il s’agit d’une personne calme, posée, qui n’a jamais été victime d’actes de rébellion et qui fait preuve de psychologie en intervention ». Dans son peloton, a précisé son chef de corps, Maxime Pans est reconnu « comme un mentor ». Il a passé presque l’ensemble de sa carrière au 101, si ce n’est quelques mois comme inspecteur opérationnel : « les 160 policiers du service 101 sont très solidaires, et ils étaient particulièrement choqués par ce qui est arrivé ce lundi matin, poursuit le chef de corps de la police de Liège. J’ai ressenti chez eux une angoisse certaine pour l’exercice de notre métier, car ce genre de drame nous fait penser que finalement, il n’y a pas d’intervention sans danger. Plus que jamais, nous devons être sur nos gardes. »

Maxime Pans en était bien conscient : depuis le 29 mai 2018, sa photo de profil est le blason de la police de Liège, marqué d’un ruban noir. Ce jour-là, ses collègues et lui pleuraient Soraya Belkacemi et Lucile Garcia, tuées en service par Benjamin Herman.

 
 
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