Coalition en Wallonie: le syndicat libéral se retrouve dans l’accord mais pointe le flou budgétaire

Jean-Marc Nollet, Elio Di Rupo et Willy Borsus
Jean-Marc Nollet, Elio Di Rupo et Willy Borsus - Belga

La centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB) salue globalement l’accord trouvé en vue de constituer des gouvernements pour la Wallonie et pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, et « qui reprend bon nombre d’éléments » présents dans son mémorandum.

« Les trois composantes PS, MR et Ecolo, pourtant si éloignées dans leurs programmes respectifs, sont néanmoins parvenues à établir des déclarations de politique équilibrées, cohérentes, apaisantes et aux objectifs sociaux, environnementaux et économiques ambitieux », constate la CGSLB.

De nombreuses revendications syndicales sont reprises dans le projet de déclaration gouvernementale wallon, telles que : la volonté d’une concertation sociale renforcée, des politiques climatiques et d’environnement transversales et volontaristes, l’intention de développer une politique de mobilité cohérente, une volonté affichée en matière de formation et d’emploi, ou encore d’amender le pacte d’excellence.

Le syndicat libéral regrette néanmoins l’absence de l’assurance autonomie de la Déclaration de Politique Régionale (DPR) wallonne. « Celle-ci nous semble pourtant être le meilleur moyen d’assurer le financement du maintien au domicile des personnes en perte d’autonomie et de l’allocation pour personnes âgées ».

Le diable se trouve dans les détails

Le diable se trouvant dans les détails, le Syndicat Libéral sera particulièrement attentif à la manière dont les bonnes intentions affichées seront coulées en textes (décrets ou arrêtés), prévient-il.

En outre, « Nous notons que le chapitre 29 de la DPR wallonne – Fiscalité et budget –, ne nous permet pas d’identifier la faisabilité réelle des politiques exprimées, ni de percevoir les intentions des partenaires en matière d’endettement de la Wallonie, ni d’évaluer la crédibilité de la trajectoire devant nous amener à l’équilibre en 2024 », conclut la CGSLB.

 
 
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