«Parasite», la Palme d’or 2019, un film parfait: nos critiques des sorties cinéma

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Parasite
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Parasite (Bong Joon-ho)

La Palme d’or 2019 est un film parfait. Brillante maîtrise de la forme, acteurs irréprochables et puissance narrative remarquable incluant autant le plaisir du polar haletant que l’analyse sociale et politique pertinente. On retrouve le style efficace de Bong Joon-ho, ce mélange habile d’humour noir, de satire sociale, d’action et de suspense. Un thriller fascinant. Un intense moment jouissif de cinéma.

Deux moi (Cédric Klapisch)

Dans ce récit initiatique à deux voies, Klapisch poursuit un but : faire la pub du réel dans une ère où l’on clique pour une pizza et un rendez-vous Tinder. Il y arrive plutôt bien, utilisant une approche réaliste d’où jaillissent des moments drôles, tendres, graves et beaucoup de bienveillance. Interprété avec justesse, mis en scène sobrement, son conte urbain est une invitation à renouer avec des relations réelles, (re)trouver la confiance en soi et en la vie, accepter d’être heureux. C’est moins cher qu’une séance chez le psy…

Fourmi (Julien Rappeneau)

C’est fait avec sincérité, modestie, tendresse, bienveillance. Entre légèreté et gravité, rires et larmes, le scénario court sur un sentier balisé mais le courant entre François Damiens, à fond dans ce rôle de colosse fragilisé, et le jeune Maleaume Paquin passe joyeusement pour créer un rapport père-fils touchant en marge de la bienséance.

The best of Dorien B (Anke Blondé)

La réalisatrice belge saisit la pression dont on peut tous faire l’objet à travers un subtil portrait de femme. Entre drame et comédie, elle filme avec délicatesse le monde de Dorien qui s’effondre puis sa rédemption nécessairement égoïste.

The Hummingbird project (Kim Nguyen)

Un thriller technologique rythmé qui transpire la société moderne, ultralibérale, entièrement tournée vers le profit au point de perdre tout sens de la raison et de la mesure. Une métaphore de notre système financier et de sa folie. On ne s’ennuie pas.

Ça, chapitre II (Andy Muschietti)

Ce deuxième chapitre, toujours joliment mis en images, est autant une réussite que le premier. Sauf que Muschietti remet le couvert en appuyant aussi là où ce n’était pas forcément utile. On peut donc préférer le chapitre 1 au 2.

Fisherman’s friends (Chris Foggin)

Cette comédie douce-amère typiquement british et très convenue n’offre aucune surprise mais parvient néanmoins à atteindre son but. Voici un feel good movie tout ce qu’il y a de plus classique, mais qui fond comme une guimauve dans la bouche.

 
 
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