Ouragan Dorian: Trump créé la polémique au service météo américain en inventant des prévisions

Ouragan Dorian: Trump créé la polémique au service météo américain en inventant des prévisions
Photo News

Les fonctionnaires du service public américain de météorologie sont entrés en résistance ouverte contre Donald Trump, qu’ils accusent de vouloir politiser un service dont l’intégrité scientifique est vénérée. Tout est parti d’un seul tweet.

Le dimanche 1er septembre, Donald Trump écrit que « Caroline du Sud, Caroline du Nord, Géorgie et Alabama » seraient « très probablement touchés (beaucoup) plus fort que prévu » par l’ouragan Dorian, né quelques jours plus tôt dans l’Atlantique. Vingt minutes exactement plus tard, le bureau du National Weather Service -l’équivalent de l’IRM- à Birmingham, dans l’Alabama, écrivait sur Twitter : « L’Alabama ne subira PAS d’impact de Dorian. Nous répétons, aucun impact de l’ouragan Dorian ne sera ressenti dans l’Alabama ».

L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais le président Trump, cherchant le dernier mot, a persisté pendant des jours, transformant l’histoire en bras de fer politique, déclenchant la consternation dans la communauté scientifique et ouvrant un gouffre entre les hauts responsables de l’administration et les milliers de fonctionnaires des services météo, qui ont vécu l’épisode comme une trahison.

Dorian n’a jamais touché l’Alabama. Il n’est même pas entré à l’intérieur des terres américaines, remontant au large de la côte Est en direction du Canada. Mais la Maison Blanche a mis la pression sur les hauts responsables politiques de l’Administration océanique et atmosphérique (NOAA), qui chapeaute les services météo, afin qu’ils désavouent leurs propres prévisionnistes. Le ministre du Commerce Wilbur Ross serait allé jusqu’à menacer de limoger de hauts responsables, selon le New York Times.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20190426-3TL3EV 2019-04-26 15:06:39

    Win, une filiale de Nethys vendue depuis mai à François Fornieri

  2. Rajae Maouane veut porter le combat politique sur les réseaux sociaux.

    Le tandem Nollet-Maouane élu à la tête d’Ecolo: «On sent que les gens ont envie de passer à l’action»

  3. Elio Di Rupo reste président de parti, le temps d’organiser l’élection présidentielle. Paul Magnette pourra alors prendre le relais.

    PS: Di Rupo et Magnette, passage de témoin sous l’arc-en-ciel

La chronique
  • Vive le furlong!

    Pour retrouver la canicule, plongeons-nous un moment dans la tête de Boris Johnson.

    A quoi ressemblera dans son esprit la Grande-Bretagne après qu’elle ait fermé les volets et les mille sabords pour que rien ne vienne plus souiller les mocassins à glands des sujets de Sa Gracieuse Majesté ?

    A propos d’Elisabeth II, justement. Symbole essentiel de la Grande-Bretagne à l’ancienne que les Brexiters veulent reconstituer. Elle restera évidemment reine de la quinzaine d’Etats du Commonwealth dont elle est la cheffe d’Etat (dont l’Australie et le Canada). Mais, pour marquer le retour à la Belle Epoque, elle reprendra le titre d’Impératrice des Indes. Ça ne coûte pas cher et quelques gogos d’électeurs n’y verront que du feu. Permettant de sortir du placard ce magnifique slogan de jadis : un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais – ce qui au passage permet de supprimer l’heure d’été, c’est toujours ça d’économisé.

    ...

    Lire la suite

  • «Nous avons une obligation de résultats»: chiche!

    Nous avons désormais une obligation de résultats. » Elio Di Rupo parlait d’or devant ses militants jeudi soir à Namur. Cette phrase vaut d’ailleurs au premier chef pour le (l’ex ?) président du PS qui s’est couronné ministre-président wallon et a mené les négociations menant à l’accord de gouvernement. Mais elle s’applique tout autant aux deux autres partis qui forment le nouvel arc-en-ciel.

    Se serrer les coudes...

    Lire la suite