Bruxelles: le projet d’aménagement vert de la Toison d’or et du boulevard de Waterloo présenté ce mercredi (photos)

Des commerçants et acteurs économiques du boulevard de Waterloo et de l’avenue de la Toison d’Or dans la capitale ont déposé la semaine dernière une demande de permis d’urbanisme pour un projet d’aménagement dessiné par l’architecte Pierre Lallemand. Ce dernier a été présenté mercredi dans ses bureaux situés à Ixelles.

La démarche est atypique. Les partisans au projet espèrent par cette demande de permis amener les pouvoirs publics à s’inscrire dans un dialogue afin de trouver un consensus pour l’aménagement de ces artères, qui selon eux périclite. La faute autant aux aménagements qu’au défaut d’identité du lieu, selon les commerçants.

«Si on veut créer un lieu qui est une force, une visibilité, il est indispensable que celui-ci soit ’un’ «, estime Pierre Lallemand. «Pour qu’il soit ’un’, il faut créer un lien entre les deux rives. Or aujourd’hui, ces deux axes commerciaux fonctionnent un peu comme des magasins de digues de mer, mais avec pour tout horizon des voitures garées.»

Le projet prévoit de ne laisser qu’une centaine d’emplacements pour voitures en surface sur les quelque 360 existants afin de voir émerger un jardin d’hiver de 4.000 m2 implanté sur 3 étages dans des bulles faites de verre et de bois. Cet oasis urbain serait prédisposé à accueillir des activités culturelles diverses. Il formerait aussi un lien remarquable entre les deux côtés du boulevard, dont les trottoirs seraient élargis dans des dimensions identiques. Les piétons suivraient un parcours sinusoïdal entre des magnolias et des cerisiers. Dans chaque sens, les circulations dites de transit se feraient sur deux voies limitées à 30 km/h pour les voitures et sur une voie à sens unique pour les vélos.

S’il fait la part belle aux habitants, aux piétons et aux cyclistes, l’autre projet soutenu par Pascal Smet, le ministre en charge de la Mobilité au sein du gouvernement bruxellois sortant, manque d’attractivité selon les commerçants. Le jardin d’hiver permettrait d’attirer plus de touristes dans les magasins, pensent ces derniers.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pierre-Yves Dermagne

    Ventes de Voo et de Win: Enodia et Nethys ont cinq jours ouvrables pour répondre au ministre

  2. Stéphane Moreau (à gauche) et François Fornieri sont à la fois dans la société vendeuse et dans la société acquéreuse.

    Nethys a vendu Win à Fornieri sans mise en concurrence: les dessous de l’accord

  3. La Ville de Bruxelles assume simplement ses obligations de propriétaire
: entretenir le bien pour permettre le maintien de son exploitation, guère plus de 1,5
million par an.

    Le stade Roi Baudouin maintenu: aucun gouvernement ne veut payer pour un nouveau stade national

La chronique
  • Nethys: Putsch en bord de Meuse

    N ethys. Pour beaucoup au nord du pays, ce nom reste inconnu. Celui de Publifin l’est sans doute moins, car il est lié au versement de jetons de présence à des mandataires wallons pour leur participation à des comités fantômes. Ce scandale de la gouvernance qui a éclaté il y a trois ans, a pourri la vie politique en Wallonie, mettant particulièrement à mal le PS d’Elio Di Rupo, obligé de jeter deux membres clés hors du parti : Stéphane Moreau, patron de Nethys et bourgmestre d’Ans et André Gilles, président de Publifin et homme fort de la province. L’éviction a fait grand bruit car les deux hommes étaient aussi des membres clés du Club des 5 connu pour décider de tout à la très puissante Fédération liégeoise du PS. L’affaire Publifin/Nethys a donné naissance à une Commission d’enquête et, jumelée à l’affaire du Samusocial, elle a inspiré à Benoît Lutgen (CDH) l’idée d’éjecter les socialistes du pouvoir wallon au nom de la gouvernance.

    Ça, c’est...

    Lire la suite

  • Un scrutin en Israël qui ne résout rien et occulte l’occupation

    Une élection sans vrai vainqueur, cela existe. Les Israéliens viennent de le prouver ce 17 septembre alors qu’ils étaient appelés, pour la seconde fois cette année, fait sans précédent, à élire un nouveau Parlement (Knesset). Les deux principales formations, arrivées à égalité en tête le 9 avril dernier, restent grosso modo sur leurs positions : ni le Likoud nationaliste du Premier ministre Binyamin Netanyahou ni « Bleu et blanc », le parti de centre droit emmené par l’ex-général Benny Gantz, ne font de percée décisive et...

    Lire la suite