L’Ihecs se lance dans les cours de langue

«
On a reçu une délégation d’enseignants durant l’été. Comme on avait déjà une structure juridique qui fonctionne pour la formation continue, on a saisi l’opportunité
», explique Jean-François Raskin, administrateur délégué de l’IHECS.
« On a reçu une délégation d’enseignants durant l’été. Comme on avait déjà une structure juridique qui fonctionne pour la formation continue, on a saisi l’opportunité », explique Jean-François Raskin, administrateur délégué de l’IHECS. - Bruno Dalimonte

En juin dernier, le Centre de langues Marie Haps annonçait au travers d’un communiqué laconique « qu’aucune inscription ne sera acceptée pour l’année académique 2019-2020 ». Après 50 ans d’activité, l’institution décidait en effet de mettre un terme à ses activités à cause d’une mauvaise situation financière, laissant sur la touche 64 professeurs et environ 1.700 élèves.

Pour le corps enseignant, qui s’était en partie regroupé en ASBL avec l’intention de poursuivre ses activités, l’été se termine cependant sur une note plus positive. En effet, l’IHECS, haute école de communications sociales du centre-ville, vient d’annoncer qu’à la suite d’une rencontre avec les représentants de l’association, elle allait intégrer des cours de langue en horaire de soirée dans le cadre de son programme de formation continue, IHECS Academy.

Dès la rentrée, il sera donc possible d’y poursuivre l’apprentissage des langues (allemand, anglais, arabe, chinois, coréen, français, grec, italien, japonais, néerlandais, persan, polonais, portugais et turc). Tous les cours seront dispensés par des formateurs natifs.

Une bonne nouvelle, donc, pour le corps enseignant de Marie Haps qui avait subi un sérieux coup dur peu avant l’été. « On a reçu une délégation d’enseignants durant l’été. Comme on avait déjà une structure juridique qui fonctionne pour la formation continue, on a saisi l’opportunité », explique Jean-François Raskin, administrateur délégué de l’IHECS. « Nous n’avons pas repris les 64 professeurs, qui ne souhaitaient d’ailleurs pas tous s’inscrire dans le projet, mais une grande partie. »

Complémentarité

Un créneau inédit pour la haute école, qui estimait jusqu’ici qu’elle n’avait pas besoin de développer un programme en langue, jugeant l’offre suffisante en région bruxelloise. Mais « en analysant les offres de formations, nous nous sommes rapidement rendu compte de la complémentarité de nos activités d’apprentissage. La maîtrise d’une langue n’est-elle pas la première étape vers une communication efficace ? » Toujours selon Jean-François Raskin, les inscriptions qui se sont ouvertes en début de semaine rencontrent déjà un certain succès.

 
 
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