Saillies antibelges au Parlement espagnol

Le leader de la droite conservatrice Pablo Casado.
Le leader de la droite conservatrice Pablo Casado.

Les oreilles de Charles Michel et de Didier Reynders ont sifflé mercredi matin, lors de la rentrée parlementaire à Madrid (contexte : le Premier ministre espagnol Sanchez est toujours non investi, et de nouvelles élections semblent inéluctables). Déchaîné, le leader de la droite conservatrice Pablo Casado a napalmisé le Premier ministre socialiste pour avoir soutenu l’élection en juillet de Charles Michel à la présidence du Conseil européen. Explication : Charles Michel avait été en 2016 le seul chef de gouvernement européen à avoir émis une critique sur la répression de la police espagnole contre les participants au référendum d’indépendance catalan…

Rivalisant à droite avec Casado, Albert Rivera, le leader du parti « centriste » Ciudadanos, a quant à lui brandi la menace que ses eurodéputés ne voteront pas l’investiture du commissaire désigné à la Justice Didier Reynders (pourtant coreligionnaire libéral de Ciudadanos), s’il ne s’engage pas à réformer le mandat d’arrêt européen. Ce fameux MAE que Madrid avait lancé contre Carles Puigdemont, président catalan indépendantiste destitué et exilé à Bruxelles, mais que la justice belge avait refusé d’exécuter. Lors d’une réunion du groupe parlementaire libéral Renew ce mercredi à Bruxelles, le chef de la délégation espagnole Luis Garricano a toutefois rassuré ses collègues : Monsieur Reynders est quelqu’un de très bien, et ses coreligionnaires espagnols ne lui feront pas de problème. Conclusion : une tempête dans l’amphore pré-électorale espagnole !

 
 
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