La RTBF diffusera les Jeux olympiques de Tokyo et Paris

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À moins d’un an des Jeux olympiques de Tokyo, la RTBF a enfin trouvé un accord avec le détenteur des droits – le groupe américain Discovery – pour la diffusion de cette compétition. Le contrat signé porte sur les Jeux de Tokyo (2020) mais aussi les Jeux (d’hiver) de Pékin (2022) et de Paris (2024). Cela fait belle lurette que les droits de diffusion de cette compétition ont été vendus partout ailleurs en Europe. Comment expliquer ce retard ? « Il a fallu le temps qu’on digère le fait que l’UER n’a pas obtenu ces droits auprès du Comité international olympique (CIO) », explique Michel Lecomte, directeur des sports à la RTBF. L’Union européenne de radiodiffusion (UER) qui réunit les télés publiques (dont la RTBF) a en effet dû s’incliner face à l’offre de Discovery qui possède la chaîne Eurosport. Pour répondre aux exigences du CIO qui voulait une diffusion la plus large possible de l’événement, Discovery/Eurosport a ensuite dû sous-licencier une partie de ses droits aux télés publiques. « Il a fallu rétablir la confiance avec Eurosport », souligne Michel Lecomte.

Pas d’inflation des coûts

Le montant déboursé par la RTBF n’a pas été communiqué mais son directeur des sports précise qu’il est équivalent aux engagements pris par l’entreprise dans le cadre de l’offre déposée par l’UER. « Il n’y a pas eu d’inflation ».

Les négociations avec Discovery ont notamment porté sur le nombre d’heures de retransmission. Pour les Jeux de Paris, la RTBF voulait pouvoir aller au-delà des 200 heures de retransmission prévues dans le contrat vu la proximité géographique de l’événement et la nécessité de pouvoir tenir bon face à la concurrence de France Télévisions. Elle a finalement obtenu 220 heures. Pour Pékin, elle sera à 60 heures et pour Tokyo à 200.

Le bras de fer portait aussi sur l’étendue des droits dans la sphère digitale. La RTBF a obtenu la permission de diffuser trois flux supplémentaires sur Auvio en plus du flux de la télévision linéaire, ce qui lui permettra de diffuser simultanément quatre compétitions. Sur les réseaux sociaux par contre, elle a dû s’incliner. Elle devra se limiter au strict minimum, Eurosport s’étant octroyé la part du lion. « Nous comptons néanmoins animer les réseaux sociaux avec nos propres images », insiste Michel Lecomte. « Nos journalistes sur place feront vivre les Jeux de l’intérieur en s’intéressant aux coulisses, à la place des Jeux dans la ville… »

 
 
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