Le fisc exige un demi-milliard d’euros du fabricant du Quick-Step

Le fisc exige un demi-milliard d’euros du fabricant du Quick-Step

Le fabricant de sols et de parquets Unilin (Quick-Step) est poursuivi par l’Inspection spéciale des impôts (ISI) pour évasion fiscale à hauteur de 547 millions d’euros sous forme de planification fiscale agressive via divers pays européens, rapportent L’Echo et De Tijd jeudi. L’affaire opposant l’ISI et Unilin sera plaidée devant la cour d’appel de Gand la semaine prochaine.

Le litige porte sur une structure juridique encaissant, par l’Irlande et le Luxembourg, les royalties du système Uniclic développé par l’entreprise flamande Unilin. Selon l’ISI, il s’agit d’une structure artificielle, qui a servi pendant des années à éluder les impôts sur les bénéfices générés par Uniclic.

Au total, les impôts et amendes réclamés par l’ISI s’élèvent donc à présent à 547,361 millions d’euros, comme le précise lui-même Unilin.

Le service de recouvrement du fisc a déjà fixé un « droit de gage » sur plusieurs bâtiments d’Unilin. Dans la mesure où Unilin n’a pas encore versé le moindre euro des montants réclamés, le fisc entend ainsi se doter d’une garantie de paiement s’il gagne le procès en appel.

Le patron d’Unilin, Bernard Thiers, se déclare très serein à propos de l’issue du dossier qui passera en cour d’appel la semaine prochaine : « Je pense que l’ISI a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Nous sommes sûrs de notre bon droit. »

Sur le même sujet
Unilin NV
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20190426-3TL3EV 2019-04-26 15:06:39

    Win, une filiale de Nethys vendue depuis mai à François Fornieri

  2. Rajae Maouane veut porter le combat politique sur les réseaux sociaux.

    Le tandem Nollet-Maouane élu à la tête d’Ecolo: «On sent que les gens ont envie de passer à l’action»

  3. Elio Di Rupo reste président de parti, le temps d’organiser l’élection présidentielle. Paul Magnette pourra alors prendre le relais.

    PS: Di Rupo et Magnette, passage de témoin sous l’arc-en-ciel

La chronique
  • Vive le furlong!

    Pour retrouver la canicule, plongeons-nous un moment dans la tête de Boris Johnson.

    A quoi ressemblera dans son esprit la Grande-Bretagne après qu’elle ait fermé les volets et les mille sabords pour que rien ne vienne plus souiller les mocassins à glands des sujets de Sa Gracieuse Majesté ?

    A propos d’Elisabeth II, justement. Symbole essentiel de la Grande-Bretagne à l’ancienne que les Brexiters veulent reconstituer. Elle restera évidemment reine de la quinzaine d’Etats du Commonwealth dont elle est la cheffe d’Etat (dont l’Australie et le Canada). Mais, pour marquer le retour à la Belle Epoque, elle reprendra le titre d’Impératrice des Indes. Ça ne coûte pas cher et quelques gogos d’électeurs n’y verront que du feu. Permettant de sortir du placard ce magnifique slogan de jadis : un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais – ce qui au passage permet de supprimer l’heure d’été, c’est toujours ça d’économisé.

    ...

    Lire la suite

  • «Nous avons une obligation de résultats»: chiche!

    Nous avons désormais une obligation de résultats. » Elio Di Rupo parlait d’or devant ses militants jeudi soir à Namur. Cette phrase vaut d’ailleurs au premier chef pour le (l’ex ?) président du PS qui s’est couronné ministre-président wallon et a mené les négociations menant à l’accord de gouvernement. Mais elle s’applique tout autant aux deux autres partis qui forment le nouvel arc-en-ciel.

    Se serrer les coudes...

    Lire la suite