La Cour suprême valide les restrictions sur le droit d’asile voulues par Trump

Les migrants voulant rejoindre les Etats-Unis viennent pour la plupart d’entre eux d’Amérique centrale
Les migrants voulant rejoindre les Etats-Unis viennent pour la plupart d’entre eux d’Amérique centrale - AFP

La Cour suprême a validé mercredi une mesure de l’administration Trump qui limite strictement les demandes d’asile aux États-Unis de migrants venant d’Amérique centrale, à la plus grande satisfaction du président américain.

« Grande victoire à la Cour suprême des États-Unis pour la frontière sur le droit d’asile », s’est réjoui, sur Twitter, Donald Trump.

Un juge fédéral de Californie avait persisté lundi dans sa volonté de bloquer cette mesure. Cette dernière prévoit le rejet automatique de toutes les demandes d’asile déposées par des migrants n’ayant pas sollicité le statut de réfugié au Mexique ou dans des pays tiers traversés durant leur exil vers les États-Unis.

Dans son plaidoyer écrit, la juge de la Cour suprême, Sonia Sotomayor – qui s’est opposée à la directive avec sa collègue progressiste Ruth Bader Ginsburg – a dit regretter la décision de la haute cour.

« Une fois de plus, le pouvoir exécutif a émis une règle qui cherche à mettre fin à des pratiques de longue date pour les réfugiés qui cherchent fuir les persécutions », a déploré Mme Sotomayor.

Selon les organisations de défense des droits civiques et humains, qui avaient contesté cette directive devant un tribunal fédéral d’Oakland (Californie), cette mesure revient à exclure des procédures d’asile l’écrasante majorité des demandeurs arrivant à la frontière sud des États-Unis en provenance d’Amérique centrale.

Plusieurs centaines de milliers de personnes, souvent des familles avec enfants, sont potentiellement concernées par cette mesure controversée.

Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des emblèmes de sa présidence et cherche à tout prix à réduire l’arrivée de migrants à la frontière sud des États-Unis.

 
 
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