ISPPC : le gouvernement wallon n’enverra pas de délégué spécial

La ministre sortante des pouvoirs locaux, Valérie De Bue, n’a pas répondu favorablement à la demande du PTB.
La ministre sortante des pouvoirs locaux, Valérie De Bue, n’a pas répondu favorablement à la demande du PTB. - Belga/Bruno Fahy

Par la voix de son député Germain Mugemangango, chef de groupe au parlement wallon et au conseil communal de Charleroi, le PTB avait demandé à la ministre des Pouvoirs Locaux, Valérie De Bue l’envoi d’un délégué spécial du gouvernement à l’ISPPC, l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi, afin de contrôler le fonctionnement de son conseil d’administration.

>La CSC force les portes du conseil d’administration de l’ISPPC

La réponse de la ministre Valérie De Bue (MR) vient de tomber, elle complète les échanges de la séance plénière de rentrée du 4 septembre dernier. Et sans surprise, c’est non. D’abord parce que le code de la démocratie locale et de la décentralisation ne le permet pas. « Celui-ci ne connaît en effet que deux possibilités », explique-t-elle, « à savoir la désignation d’un délégué au contrôle ou l’envoi d’un commissaire spécial. Aucune de ces mesures n’est opportune dans le cas d’espèce. »

Les décisions entachées retirées

Ensuite parce que les décisions qui violaient la loi ou blessaient l’intérêt général ont été annulées. « J’ai pris des dispositions en ce sens, ces décisions n’existent plus. » Pour le surplus, elle rappelle que « le ministre des Pouvoirs locaux, par délégation du Gouvernement, exerce un contrôle a posteriori des délibérations des entités dont il a la tutelle, parmi lesquelles les intercommunales. Il doit préserver de ce fait leur autonomie et n’a pas vocation à se substituer à leurs organes décisionnels pour en assumer lui-même la gestion. »

Le nouveau conseil d’administration de l’ISPPC, issu des élections communales d’octobre 2018, est invité à jouer pleinement son rôle et à se concentrer sur les enjeux à venir, dont l’intégration à un réseau hospitalier. « Le moment venu, les nouvelles décisions seront soumises à un contrôle du SPW et de son successeur », ajoute-t-elle. Valérie De Bue dit avoir invité l’intercommunale à transmettre un suivi des recommandations émises par la task-force dans son rapport d’audit et d’investigation de juin 2018. Du travail en perspective pour le prochain gouvernement wallon.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pour 3,3 médecins partant à la retraite un seul est formé pour le remplacer.

    Ça se confirme: la Belgique va bien manquer de médecins généralistes

  2. Les passagers dans une gare de Wuhan sont passés au détecteur de température par infrarouge.

    Le nouvel an chinois en quarantaine pour endiguer le coronavirus

  3. Georges-Louis Bouchez au magazine «
Wilfried
»
: «
Je suis pour un Etat unitaire. Si ça ne tenait qu’à moi – mais je ne suis pas tout seul – on remettrait tout à un niveau central.
»

    Georges-Louis Bouchez l’unitariste: entre faux pas et cri du cœur

La chronique
  • Impeachment: ce que nous dit le «Monicagate»

    En migrant de l’aile sud à l’aile nord du Capitole, c’est-à-dire de la Chambre des représentants au Sénat, la procédure d’impeachment dont Donald Trump est l’objet est entrée dans le vif du sujet. Plus personne ne l’ignore, ce sont en effet les sénateurs américains qui, in fine, auront à statuer sur le sort du 45e président des États-Unis.

    Même si son issue ne fait guère de doute – en dehors de toute considération sur les charges qui pèsent contre l’accusé : simple rapport de forces politique – ce procès n’en est pas moins un événement. Ce n’est pas chaque année, en effet, qu’un Commander-in-Chief joue ainsi sa tête. Ça n’est même arrivé qu’à deux reprises dans l’histoire.

    La première, c’était en 1868 ; mis en accusation (en gros) pour abus de pouvoir, le président Andrew Johnson fut acquitté à une voix près.

    La seconde, en 1998-1999, lorsque Bill Clinton fut accusé de parjure et d’obstruction à la justice, après s’être empêtré dans ses mensonges lors de la scabreuse affaire Monica Lewinsky...

    Lire la suite

  • Fume, c’est du belge…

    Avec sa profession de foi unitariste, Georges-Louis Bouchez vient de rendre un double service au Roi : le tout nouveau président du MR sert en effet d’un côté le core business royal en prônant un retour inespéré à la bonne vieille Belgique unitaire et, de l’autre, il donne au souverain une bonne raison de remercier deux informateurs qui pourraient revenir bredouilles au Palais. L’informateur royal vient en effet de s’égarer dans les pages du magazine Wilfried car un informateur, ça ne cause pas, ça négocie. Le jeune homme l’a...

    Lire la suite