France: le président de l’Assemblée nationale inculpé pour prise illégale d’intérêt

France: le président de l’Assemblée nationale inculpé pour prise illégale d’intérêt

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand a été mis en examen mercredi soir par un juge lillois, après près de quinze heures d’interrogatoire. Il est soupçonné de «prise illégale d’intérêts» après que les Mutuelles de Bretagne, qu’il dirigeait à l’époque, ont décidé en 2011 de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. Il conteste toute irrégularité.

Une première enquête lancée en 2017, après des révélations du Canard enchaîné, avait poussé M. Ferrand à quitter le gouvernement après un mois à peine. Elle avait été classée sans suite par le procureur de Brest au bout de quelques mois. Le parquet avait invoqué la prescription pour la prise illégale d’intérêts, et jugé que les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’étaient pas constituées.

La mise en examen d’un président de l’Assemblée nationale en cours d’exercice est une première. M. Ferrand y a réagi aussitôt en se disant «déterminé à poursuivre (sa) mission à la tête de l’Assemblée ». Il a également assuré « rester serein sur l’issue de la procédure, au regard du classement sans suite de l’ensemble des griefs de la première plainte (...), d’autant plus qu’aucun élément nouveau n’a été versé à ce dossier dans lequel il n’y a ni préjudice ni victime ».

Soutien du gouvernement

La macronie faisait bloc jeudi matin autour d’un de ses piliers, le président de l’Assemblée Richard Ferrand, que l’affaire des Mutuelles de Bretagne revient hanter sous la forme d’une mise en examen pour prise illégale d’intérêts.

Le président Emmanuel Macron maintient «toute sa confiance» en M. Ferrand, a déclaré sur Europe 1 la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

C’est «un homme loyal, droit, qui a un parcours politique exemplaire», a-t-elle insisté en demandant de respecter «la présomption d’innocence».

« Il n’y a pas de logique politique » à ce qu’il démissionne, a plaidé Sibeth Nidaye, car « un membre du gouvernement est nommé, un parlementaire est élu; quand on est président de l’Assemblée nationale, on est élu deux fois ». L’argument a été repris à peu près tel quel par ses collègues Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires) et Sébastien Lecornu (Collectivités) dans d’autres interviews.

 
 
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