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Brexit: même sous les bombes, Churchill n’a jamais suspendu le Parlement!

Boris Johnson a coutume d’en appeler à Winston Churchill, notamment sur le Brexit. Mais comment se dire « churchillien » et museler les Communes ?

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Chef du service Forum Temps de lecture: 5 min

Quand Boris Johnson annonça qu’il allait suspendre le Parlement britannique durant 5 semaines, du 9 septembre au 14 octobre, afin d’avoir les coudées franches pour s’occuper du Brexit, nombre d’observateurs ont levé les yeux au ciel. Jamais, dans le berceau de la démocratie parlementaire, le pouvoir exécutif n’avait muselé le législatif pour régler un problème, aussi aigu soit-il. Mais à l’instar de son ami Trump, jamais à court d’une énormité lui non plus, Johnson était sérieux.

Coup de force ? En première instance, la justice écossaise rejeta l’action intentée par près de 80 parlementaires proeuropéens pour bloquer la suspension. Mais mercredi, en appel, celle-ci fut jugée illégale. La belle se jouera la semaine prochaine, à Londres, devant la Cour suprême.

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6 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, mardi 17 septembre 2019, 14:45

    Sauf sur certains traits de personnalité, la comparaison ne tient pas. Churchill convoqua des sessions "secrètes" du parlement, mais dans un but d'information. La parlement d'ailleurs n'avait aucune raison de lui être hostile: son gouvernement était un cabinet de guerre de "coalition" composé de 5 membres. Outre lui-même, il y avait Chamberlain et Halifax pour les conservateurs et Attlee et Greenwood. pour les travaillistes. Attlee avait tenté sans succès de faire de ce "gouvernement" l'initiateur de réformes sociales (après avoir étouffé des velléités pacifistes persistantes au sein de son parti. Tout cela n'empêcha pas Chrurchill de subir une cuisante défaite électorale face à Attlee lors des premières élections de l'après-guerre.

  • Posté par De Ronde Michel, vendredi 13 septembre 2019, 15:12

    Churchill disait aussi de la démocratie : "le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen"...

  • Posté par Thill-Goelff Frédéric, vendredi 13 septembre 2019, 13:52

    Je viens de commencer la lecture du livre écrit par B. Johnson. Il y dit clairement que Churchill plaidait pour le rapprochement au sein de l'Europe.

  • Posté par Coets Jean-jacques, vendredi 13 septembre 2019, 11:21

    Cet article est d'une autre trempe que celui de Marc Roche. Et en effet, il y a un monde de différence entre l'original et la copie et autant j'ai une profonde admiration pour Churchill, autant Boris Johnson correspond bien à l'idée que j'ai d'un clown doublé d'un menteur patenté.

  • Posté par Lucas Danièle, jeudi 12 septembre 2019, 21:25

    Je n'ai jamais considéré que Churchill était narcissique. Boris Johnson, par contre.....!!!!!!!

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