Le gouvernement loue deux avions Falcon 7X pour le transport de personnalités

Le gouvernement loue deux avions Falcon 7X pour le transport de personnalités
Photo News

Le gouvernement a décidé la semaine dernière, en toute discrétion, de louer deux avions d’affaires haut de gamme, des Falcon 7X de l’avionneur français Dassault Aviation pour assurer l’avenir de la « flotte blanche » des appareils pour passagers du 15e wing de transport aérien de Melsbroek, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Ces deux appareils au rayon d’action transatlantique – d’où leur désignation de « Long Range Jets » (LRJ) – sont amenés à remplacer l’actuelle flotte vieillissante et en voie de réduction après le retrait du service de trois autres avions de Dassault : deux Mystère 20 E5 à huit places en janvier 2015 puis en décembre 2016 et l’unique Falcon 900B, cloué au sol depuis plusieurs mois.

Leurs successeurs seront deux Falcon 7X – qui sont un peu la « Rolls Royce » de la gamme Dassault –, loués pour une période de douze ans, en vertu d’une décision prise vendredi dernier par le Conseil des ministres et qui n’avait pas été rendue publique, selon ces sources.

Le contrat de location – un « wet lease », c’est à dire les avions seuls, sans équipage, qui resteront militaires, à l’instar de l’Airbus A321 loué par la Défense depuis plusieurs années à la compagnie portugaise Hi Fly – porte sur un montant de 124 millions d’euros, a précisé jeudi soir le ministre de la Défense, Didier Reynders, à l’agence Belga. Cela permettra à la Défense d’épargner 40 millions d’euros sur cette période de douze ans, a-t-il ajouté.

Bon à rejoindre un musée

Les quatre Embraer en service au sein de la 21e escadrille de Melsbroek seront vendus pour une quinzaine de millions d’euros. Quant au Falcon 900, il n’est plus bon qu’à rejoindre un musée ou à être ferraillé, a souligné M. Reynders.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. C’est Stéphane Moreau qui a obtenu le bonus et les indemnités de rétention les plus importants.

    Nethys: les managers devaient réduire leur salaire… ils ont touché 18 millions

  2. Pour Maxime Prévot, « il est J – 1 pour la Belgique ». Donc le CDH veut se mouiller, « pour un Etat juste et efficace ».

    Maxime Prévot au «Soir»: «Le CDH veut être un acteur de la solution et pas de la dissolution de ce pays»

  3. En matière d’emploi, Bernard Clerfayt (Défi) entend privilégier les mesures dont le rapport coût-efficacité est le meilleur.

    Bernard Clerfayt: «Actiris doit faire mieux»

La chronique
  • Voilà ce qui me rend triste, M. Jambon

    Mon premier souvenir ? Isabella’s room, définitivement. Un choc, une plongée en « flamanditude » dont je ne me suis jamais remise. Comme si chaque autre spectacle ou livre, ensuite, servait le besoin d’en reprendre, de me « refaire une ligne » de cette culture et de cette langue âpre qui soudain m’avait transpercée, comme trouvée. Des objets partout sur la scène, des langues mélangées, c’était baroque, c’était émouvant, c’était déjanté. Et puis il y avait Viviane De Muynck, d’une élégance folle sur ses hauts talons improbables, les seins généreux offerts au public et avec sa voix de basse pour achever le travail. C’était au Kaaitheater, et ce sera 15 ans plus tard, au Théâtre National : j’ai adoré alors l’idée que cette pièce culte pour les Flamands le devienne aussi pour les francophones.

    Le deuxième souvenir ? Toernee Generale assurément. Le journaliste culturel du Soir de l’époque, Laurent Ancion, nous avait amené deux directeurs de théâtre à Bruxelles qui faisaient, nous avait-il dit, « un truc formidable »...

    Lire la suite

  • Nethys: l’argent du mensonge et de la honte

    11,6 millions d’euros. On répète : 11,6 millions d’euros. Voilà donc le pactole de Stéphane Moreau. L’argent du mensonge et de la honte.

    Le mensonge ? Pas une fois, pas deux fois, mais un nombre incalculable de fois, le manager de Nethys, ses adjoints, des administrateurs du groupe, de son actionnaire Enodia et des hommes politiques se sont portés en faux contre les rumeurs qui disaient que les managers de Nethys avaient accepté in fine la baisse de leur salaire imposée par la...

    Lire la suite