Gilets jaunes: 400 manifestants à Nantes, 18 interpellations

Hommage à Steve, le 12
septembre
Hommage à Steve, le 12 septembre

Près de 400 personnes défilaient samedi dans les rues de Nantes, dans le nord-ouest de la France, pour l’acte 44 des «gilets jaunes». Parmi elles, 18 personnes ont été interpellées préventivement, ont annoncé la police et la préfecture de Loire-Atlantique.

«Face au risque important d’actions violentes dans le centre-ville de Nantes cet après-midi, 18 interpellations ont été effectuées par nos services lors de contrôles préventifs», a twitté la police de Loire-Atlantique.

Vingt-deux cocktails molotov et 10 mortiers ont également été découverts à proximité du point de rassemblement, dans l’ouest cossu de la ville, tandis qu’une centaine de parapluies et un extincteur ont été saisis, selon la police.

Les manifestants s’étaient rassemblés vers midi pour un pique-nique place Mellinet, à 14h00, heure de départ de la manifestation non déclarée. «Justice pour Steve, ni oubli ni pardon», pouvait-on lire sur les pancartes. Dans le cortège, les manifestants ont scandé «Tout le monde déteste la police», ou «La police mutine, la police assassine». Le cortège s’est ensuite dirigé vers le centre-ville et la police a fait usage de grenades lacrymogènes.

Différents groupes de «gilets jaunes» ont appelé à un rassemblement national à Nantes pour relancer le mouvement près d’un an après ses débuts, dans une ville marquée par la mort de Steve Maia Caniço, cet animateur de 24 ans qui avait disparu le soir de la Fête de la musique après une intervention policière controversée. Son corps a été retrouvé cinq semaines plus tard dans la Loire. La ville est également marquée par «l’affaire de Rugy», l’ex-ministre de la Transition écologique poussé à la démission mi-juillet après une série de révélations de Mediapart, portant notamment sur l’organisation de dîners fastueux.

Des manifestations à Lyon, Toulouse et Marseille

A Lyon, quelque 400 manifestants, dont beaucoup ne portaient pas de gilets jaunes, se sont rassemblés place Bellecour, bravant l’interdiction de la préfecture.

Mobilisées en nombre, les forces de l’ordre ont procédé en début d’après-midi à «9 interpellations pour attroupements illégaux en vue de commettre une infraction et port d’armes illégal», selon la préfecture.

A Toulouse, plusieurs centaines de personnes ont manifesté, arpentant les grands boulevards et les rues commerçantes du centre, au cri de «Toulouse, Toulouse, soulève-toi».

«Tout le monde misait sur notre essoufflement, mais vous voyez, on est de retour, toujours plus nombreux et on ne lâchera rien», a lancé Véronique, une retraitée de 74 ans, qui a dit avoir trouvé dans le mouvement une «raison de vivre».

A Marseille, 200 personnes, dont une cinquantaine porteurs de la chasuble symbolique, ont défilé derrière une banderole appelant à la «suppression de l’IGPN, au service du blanchiment des polices».

Le mouvement a également rassemblé quelque 200 personnes à Montpellier et 150 à Bordeaux. Dans les Pyrénées-Atlantiques, une douzaine de gilets jaunes ont accueilli le ministre des Finances Bruno Le Maire, venu inaugurer la 71e foire de Pau, en entonnant: «On est là, on est là, on est toujours là», mais leur chant a été couvert par la musique d’une fanfare.

bur-faa-hdu/bma

 
 
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