Fêtes de Wallonie: quand le Premier ministre luxembourgeois, invité d’honneur, charrie les politiques belges

Fêtes de Wallonie: quand le Premier ministre luxembourgeois, invité d’honneur, charrie les politiques belges

Si le discours prononcé à l’occasion des cérémonies officielles des Fêtes de Wallonie par Jean-Claude Marcourt, le nouveau président du parlement wallon visiblement encore surpris d’être là - «mais on va s’y faire», a-t-il raillé - était teinté de régionalisme, celui du nouveau ministre-président, Elio Di Rupo, s’attachait surtout aux défis que l’exécutif régional va devoir relever, avec, au bout du chemin, la promesse d’une «Wallonie nouvelle».

>Elio Di Rupo appelle la Flandre à investir en Wallonie et à y créer de l’emploi

Entre les deux, Xavier Bettel, le Premier ministre luxembourgeois invité d’honneur de l’édition 2019 des Fêtes de Wallonie, a tout de même détendu l’atmosphère surchauffée du Théâtre de Namur par quelques plaisanteries qui ont fait mouche.

«Willy (Borsus, NDLR), j’avais prévu un discours pour te remercier mais tout change tellement vite en Belgique», a-t-il ainsi déclaré en soulignant avec humour qu’il «aura fallu attendre 96 ans - c’est la 96e édition des Fêtes de Wallonie, NDLR - pour que le Luxembourg soit enfin invité» à Namur.

Après avoir ironisé sur le temps qu’il faut pour parcourir, en train, la distance entre Luxembourg et Bruxelles - «plus de 8h00 pour un aller-retour; ça fait beaucoup» - Xavier Bettel s’est ensuite fait plus sombre face à la montée des populismes. «Libéral, avec du sang juif, homosexuel... A une autre époque, j’aurais été condamné à mort par le régime nazi», a-t-il souligné.

>«La Wallonie doit prendre son destin à bras le corps», affirme Jean-Claude Marcourt

 
 
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