1.044 étudiants en médecine pour 505 numéros Inami à leur fin d’études: la CIUM inquiète

Examen d’entrée en médecine
Examen d’entrée en médecine - Olivier Polet

La seconde épreuve de l’édition 2019 de l’examen d’entrée aux études de médecine et dentisterie en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’est tenue le 4 septembre dernier, a affiché un taux de réussite de 19,25%, avec 497 lauréats sur 2.582 cas délibérés, annonce samedi l’Académie de recherche et de l’enseignement supérieur (Ares), organisatrice de l’examen. Cela porte à un total de 1.044 le nombre d’étudiants retenus, en comptabilisant ceux qui avaient déjà franchi l’obstacle en juillet dernier.

Le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) rappelle que le quota aux numéros 505 Inami se trouve largement dépassé et demande aux politiques d’agir en reconnaissant notamment la pénurie de médecins dans le sud du pays.

« Trop nombreux face aux quotas »

« Nous sommes donc en droit de nous demander, qu’adviendra-t-il de ces étudiants ? Seront-ils malgré tout confrontés à une nouvelle sélection au terme de leur cursus universitaire ? Une telle situation serait inhumaine mais reste une possibilité tant que des mesures ne sont pas prises », communique le CIUM qui rappelle qu’« en 2025 seul 1 médecin diplômé sur 3 sera issu d’une faculté francophone, ce qui ne respecte pas la répartition 40 % – 60 % et ne correspond pas à l’actuelle situation de pénurie ».

Le CIUM demande donc au gouvernement de reconnaitre la pénurie actuelle dans la partie Sud du pays et demande qu’un lissage positif des numéros INAMI soit mis en application au même titre que celui dont bénéficient les étudiants flamands ce qui permettrait à la fois de faire office de solution à long terme contre la pénurie en diplômant plus de médecins mais aiderait également à garantir un numéro INAMI à chaque étudiant en cours de cursus.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. delalb

    Le roi Albert II reconnaît être le père de Delphine Boël, quel nom portera-t-elle?

  2. La technologie ADN permettrait d’étendre ce vaccin à d’autres souches de virus.

    Vaccin anticoronavirus: la course contre-la-montre

  3. POLITICS PARTY MEETING PS

    Coalition fédérale: le PS dévoile les propositions «imbuvables» de la N-VA

La chronique
  • Brux-ils Brux-elles : une priorité, la lutte contre les discriminations

    En filigrane de l’affaire Kir ne pouvait-on lire un peu de communautarisme ? Et faire le procès de l’un n’équivalait-il pas à ouvrir celui de l’autre ? La question s’est posée lors de chacune des (nombreuses) discussions avec des élus, socialistes mais pas que, des experts, de la communauté turque mais pas que… Avec, à plusieurs reprises, cette réponse, cinglée : « c’est le procès de la diversité que vous faites, et ça, c’est hors de question ». Non, il n’était, évidemment pas question de faire le procès de la diversité. C’est donc que le terme était mal choisi…

    Apparu dans la langue française au cours des années nonante, le mot « communautarisme » se hisse régulièrement dans les statistiques hautes d’occurrence sur le web et fait l’objet de nombreuses recherches académiques. Fabrice Dhume, sociologue, chercheur à Paris Diderot, s’est livré à une véritable enquête sur ce qu’il qualifie « de...

    Lire la suite

  • La leçon des «Sardines»: le populisme n’est pas une fatalité

    On dit souvent que l’Italie constitue le laboratoire politique de l’Europe. Et en Italie, Bologne apparaît comme le laboratoire du laboratoire. C’est dans la capitale émilienne, en effet, que le Parti communiste avait pris, à l’époque, ses distances avec Moscou. C’est là aussi que Romano Prodi avait inventé « l’Olivier », l’union de la gauche copiée un peu partout sur le continent. C’est là, encore, sur la place centrale, que Beppe Grillo avait lancé...

    Lire la suite