Photovoltaïque: selon Borsus, les sans-panneaux ne seront pas pénalisés malgré le report du tarif prosumer

Photovoltaïque: selon Borsus, les sans-panneaux ne seront pas pénalisés malgré le report du tarif prosumer
Mathieu Golinvaux - Le Soir

Le report à 2025 de la redevance photovoltaïque ne pénalisera pas ceux qui n’ont pas de panneaux, a affirmé dimanche le vice-président MR du gouvernement wallon, Willy Borsus.

Photovoltaïque: le régulateur wallon pour l’Énergie s’oppose au report du tarif prosumer en 2025

Les quelque 170.000 «prosumers» wallons (petits producteurs et consommateurs d’électricité) auraient dû s’acquitter, dès le 1er janvier prochain, d’une redevance pour le coût du réseau quand ils consomment de l’électricité sur ce dernier. La redevance se serait élevée en moyenne entre 400 et 500 euros par an, selon les chiffres de M. Borsus.

Sur cinq ans, cette redevance aurait donc rapporté quelque 380 millions d’euros. Son objectif est de faire contribuer de manière équitable l’ensemble des utilisateurs du réseau de distribution d’électricité aux coûts de celui-ci.

► Podcast | 500€ en plus sur la facture des propriétaires de panneaux photovoltaïques: un système plus juste?

Ceux qui ne possèdent pas de panneaux pourraient donc se sentir lésés, mais aux yeux de M. Borsus, ce ne doit pas être le cas. «Ils ne seront pas pénalisés parce que nous allons aussi demander aux gestionnaires du réseau d’électricité (GRD) de faire des économies au moins du même montant», a affirmé le ministre wallon, sur le plateau de «C’est pas tous les jours dimanche» sur RTL.

Il ajoute que, l’énergie produite au départ du photovoltaïque étant «la meilleure marché, plus les gens investiront dans le photo, plus l’ensemble des consommateurs en profiteront». Borsus rappelle aussi la nécessité d’atteindre les objectifs de production d’énergie renouvelable.

L’argument n’a pas convaincu l’opposition. Alda Greoli (CDH) a fait observer que la facture aurait pu baisser deux fois, avec les efforts demandés aux GRD et la redevance prosumer mais qu’en l’absence de cette dernière, elle ne baissera qu’une fois, une mauvaise nouvelle pour ceux qui n’ont pas les moyens. «Comment cette mesure participe-t-elle du plan de réduction de la pauvreté? «, a-t-elle demandé.

Pour le PTB, Germain Mugemangango a martelé que la solution au débat énergétique n’était pas à chercher dans le privé, mais dans un pôle énergétique public.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

  3. FRANCE-LEONARDO-DA-VINCI-EXHIBITION

    Le Louvre met à l’honneur le vrai Léonard de Vinci

La chronique
  • Michel Barnier, missionnaire et poil à gratter: une personnalité qui contraste avec Boris Johnson

    Par Marc Roche

    Dans un coin de ma mémoire de chroniqueur du Brexit, une petite information mise de côté en sachant qu’elle sera utilisée un jour. La nouvelle Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a nommé Michel Barnier à la tête d’une « task force Royaume-Uni » chargée de la finalisation de l’Article 50 de sortie, de la préparation d’un no deal et de la négociation du futur accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

    Dans le chaos actuel du processus du Brexit, cette nouvelle a fait l’effet d’un « vent » dans une assemblée de trappistes : déplorable mais sans importance. Le Premier ministre, Boris Johnson, a en effet d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de la nouvelle mission qui serait attribuée, après la ratification de l’accord scellé entre Londres et Bruxelles, à celui qui est considéré par les Brexiteurs comme l’ennemi public numéro un.

    De solides inimitiés...

    Lire la suite

  • Une réforme des pensions doit être socialement acceptable

    Les hommes politiques se trompent parfois (pardonnez l’euphémisme). Après tout, ils sont faits du même bois que nous. Mais quand ils annoncent qu’il faut réformer notre système de pensions, ils ont raison.

    Tout a changé

    Notre premier pilier de pensions s’est construit au lendemain du dernier conflit mondial. La période des « Trente glorieuses » lui a donné sa solidité, en même temps que le « Baby-boom...

    Lire la suite