Catastrophe ferroviaire de Buizingen: le parquet requiert trois ans de prison avec sursis contre le conducteur de train

Catastrophe ferroviaire de Buizingen: le parquet requiert trois ans de prison avec sursis contre le conducteur de train

Les débats dans le procès de la catastrophe ferroviaire de Buizingen ont débuté lundi matin, devant le tribunal de police de Bruxelles, avec le réquisitoire de la procureure Catherine Ramaekers. Celle-ci a commencé son exposé en s’adressant aux victimes. « Je forme le voeux que vous pourrez trouver les réponses à vos questions à l’issue de ce procès », a-t-elle notamment déclaré. La parole sera ensuite donnée aux avocats de la partie civile puis à ceux de la défense. Les avocats du conducteur du train qui est poursuivi, Me Dimitri de Béco et Me Antoine Chomé, ont déposé un nouveau rapport d’expertise sur lequel ils comptent se baser pour demander l’acquittement de leur client.

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Ce rapport a été réalisé par un professeur en électromécanique de l’ULB qui a longuement étudié le système de freinage automatique des trains TBL1+, selon la RTBF. Selon ses conclusions, le conducteur du train prévenu dans ce dossier n’a peut-être pas franchi un feu alors qu’il était au rouge. C’est un dysfonctionnement technique qui a pu se produire, provoquant erronément un passage au vert.

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Ce rapport est contesté par d’autres parties au procès, notamment la SNCB, poursuivie elle pour négligence en matière de sécurité.

La procureure Catherine Ramaekers a requis, lundi matin devant le tribunal de police de Bruxelles, une peine de trois ans de prison avec sursis à l’encontre du conducteur de train prévenu. Elle a estimé que ce dernier avait effectivement outrepassé un feu rouge et ainsi engagé sa responsabilité dans l’accident ferroviaire de Buizingen le 15 février 2010.

Elle a également requis la peine maximale à l’encontre de la SNCB, soit une amende pénale de 120.000 euros, portée à environ 700.000 euros avec les décimes additionnels. La procureure a insisté pour qu’aucune mesure de sursis ne soit accordée pour cette peine. Elle a ensuite requis une amende pénale de 100.000 euros à l’encontre d’Infrabel, portée à environ 650.000 euros avec les décimes additionnels. Elle a également demandé que cette peine ne soit pas assortie d’un sursis.

Ce jour-là à 08h28, un train L reliant Louvain et Braine-le-Comte a percuté un train IC effectuant la liaison Quiévrain-Liège-Guillemains.

Le conducteur du train L est suspecté d’avoir brûlé un feu rouge, ce qu’il a toujours nié.

Les entreprises SNCB et Infrabel sont quant à elles suspectées de négligence en matière de sécurité.

 
 
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