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Boris Johnson sur le Brexit: «Il existe une bonne chance d’accord mais l’Union européenne doit bouger»

Boris Johnson est déterminé à obtenir la suppression de la clause du « filet de sécurité » qui vise à empêcher le rétablissement après le Brexit d’une frontière physique entre l’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique d’Irlande du Nord.

Temps de lecture: 2 min

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé lundi qu’il existait « une bonne chance d’accord » sur le Brexit mais qu’il fallait que l’Union européenne « bouge », dans un entretien à la chaîne de TV Sky.

À l’issue d’un entretien avec son homologue luxembourgeois Xavier Bettel à Luxembourg, M. Johnson a averti que tout accord sur la sortie du Royaume-Uni « demandera du mouvement » de la part de l’UE.

Interrogé sur son absence à la conférence de presse conjointe programmée après la rencontre, le dirigeant conservateur a argué de la présence à proximité d’une manifestation anti-Brexit. Le Premier ministre luxembourgeois a conduit la conférence de presse tout seul, à côté d’un pupitre vide.

« Il allait clairement y avoir beaucoup de brouhaha et je pense que nos arguments auraient été noyés (par le bruit) », s’est-il justifié.

Vers une suppression du « filet de sécurité » ?

Boris Johnson s’est dit persuadé d’avoir « suffisamment de temps pour conclure un accord entre maintenant et les 17 et 18 octobre », date d’un Conseil européen à Bruxelles, considéré par beaucoup comme le sommet de la dernière chance. « Oui, il y a une bonne chance d’accord, je peux en voir la forme. Tout le monde peut voir en gros ce qui peut être fait », a-t-il assuré.

« Mais cela demandera du mouvement (de la part de Bruxelles) et il faudra que le système par lequel l’UE peut contrôler le Royaume-Uni après notre départ, à savoir le dit ‘backstop’, disparaisse », a réaffirmé le Premier ministre britannique.

Boris Johnson est déterminé à obtenir la suppression de la clause du « backstop » (« filet de sécurité »), qui vise à empêcher le rétablissement après le Brexit d’une frontière physique entre l’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique d’Irlande du Nord.

Cette disposition prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un « territoire douanier unique » avec l’UE si une meilleure solution n’est pas trouvée à l’issue d’une période transitoire. Pour l’UE, cette clause de sauvegarde est incontournable faute d’alternative crédible.

 

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4 Commentaires

  • Posté par Joute Dodo, mardi 17 septembre 2019, 11:30

    L'UE n'a rien à concéder. Les britanniques veulent sortir de l'UE, qu'ils le fassent. Mais pas en créant une zone franche en Grande Bretagne aux frais de tous les autres pays de l'UE (donc à vos frais et aux miens). Eh, oui, on aura un brexit hard et Bojo va en rejeter la faute sur l'UE. Ce en quoi il aura tort. Ce qui se joue ici, c'est l'avenir de l'UE et la volonté affichée par Bojo et ses comparses de détruire l'UE. Bojo et ses comparses ont écrit le scénario il y a quelques années et le jouent maintenant. A l'UE de tenir bon.

  • Posté par Delmée Jean-Louis, lundi 16 septembre 2019, 18:57

    Je propose de bouger tous ensemble. La danse d'Echternach nous permettrait d'être en cadence avec les Sujets de l'Empire britannique. Espérons que les Européens ne négocieront plus rien. C'est dans notre intérêt. Progresser économiquement et socialement est une nécessité. Rejoignons l'Ecosse dans ses attentes.

  • Posté par Naeije Robert, lundi 16 septembre 2019, 18:28

    Esperons que les Europeens negocient, enfin sincerement - et donc fassent des concessions. C’est dans leur l’interet.

  • Posté par Gysen Eric, lundi 16 septembre 2019, 18:23

    Espérons quand même que les Européens ne céderont jamais sur ce principe. Le respect des lois européennes est un gage de crédibilité, me semble-t-il.

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