Le TAP se penche sur la demande de surveillance électronique de Michel Lelièvre

Michel Lelièvre en 2004
Michel Lelièvre en 2004 - EPA

Le tribunal de l’application des peines (TAP) examinera ce mardi à 11h30 la demande de surveillance électronique introduite par Michel Lelièvre. Il y a un an, le dossier avait été reporté, car celui qui fut complice de Marc Dutroux avait perdu le logement dans lequel il envisageait de s’installer. D’après son avocate Benjamine Bovy, le quadragénaire a un nouveau plan solide à défendre.

Le TAP siégera au sein de la prison d’Ittre, où est incarcéré Michel Lelièvre.

Associé à jamais dans l’esprit de la population à Marc Dutroux, avec lequel il a collaboré pour l’enlèvement de Sabine, Laetitia, An et Eefje, l’homme a été condamné en 2004 par la cour d’assises d’Arlon à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs, enlèvement d’enfants, séquestration et trafic de drogue. Il n’a été jugé coupable ni de viols ni d’assassinats.

Michel Lelièvre se trouve derrière les barreaux depuis 1996 et arrivera donc en fin de peine en 2021. Il peut demander une libération conditionnelle depuis 2005.

En 2013, il avait introduit une demande de détention limitée pour pouvoir suivre une formation en menuiserie hors de la prison. Mais, face à la pression médiatique, l’association qui avait accepté de l’accueillir avait fait marche arrière. Depuis 2018, il bénéficie du droit de quitter régulièrement l’établissement pénitentiaire d’Ittre pour une durée n’excédant pas 16 heures.

Lorsqu’une personne est condamnée à une peine ferme de plus de trois ans, elle peut accéder à une surveillance électronique si elle se trouve dans les conditions de temps d’une libération conditionnelle, c’est-à-dire avoir subi un tiers de sa peine (15 ans pour les condamnés à une peine privative de liberté de trente ans ou de perpétuité).

Marc Dutroux, condamné à la réclusion à perpétuité avec mise à disposition du gouvernement pendant 10 ans, ne désespère pas non plus de quitter la prison. Vu ses faibles perspectives de réinsertion sociale, ses chances de sortie sont toutefois minces. Son ex-épouse Michelle Martin, que la cour d’assises d’Arlon avait condamnée à 30 ans de prison, a elle été libérée sous conditions en 2012.

 
 
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