Visite du président congolais en Belgique: Tshisekedi veut faire émerger la RDC en appelant à un accompagnement belge

Visite du président congolais en Belgique: Tshisekedi veut faire émerger la RDC en appelant à un accompagnement belge

Le président congolais Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a affiché mardi sa volonté d’entamer une «ère nouvelle de développement» de la République démocratique du Congo (RDC), un pays en proie à une pauvreté chronique, en lançant un appel à la Belgique - et plus particulièrement ses entrepreneurs - à accompagner cette «émergence».

Il a aussi, lors d’un discours prononcé à Bruxelles devant un parterre de plus de 150 hommes d’affaires belges et congolais réunis à l’invitation de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), annoncé la mise sur pied prochaine d’une agence de lutte contre la corruption en RDC.

M. Tshiskedi, en fonction depuis moins de huit mois, effectue depuis lundi une visite officielle, puis de travail en Belgique, la première du genre en Europe après avoir déjà sillonné la région des Grands Lacs et s’être rendu aux Etats-Unis.

Immenses richesses

Cet ancien opposant et fils d’opposant - son père, Etienne, est décédé à Bruxelles le 1er février 2017 à l’âge de 84 ans et lui-même a longtemps vécu en Belgique - a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle contestée du 30 décembre 2018. Il a succédé le 24 janvier dernier au président Joseph Kabila Kabange, qui était au pouvoir depuis dix-huit ans mais qui a conservé un large contrôle sur la politique congolaise à l’issue d’autres scrutins (législatif, provinciaux et sénatoriaux).

M. Tshisekedi a affiché mardi sa volonté de faire émerger la RDC, un pays disposant d’immenses richesses minérales, mais dont la pauvreté des habitants entretient l’instabilité chronique.

«Nous sommes entrés dans une ère nouvelle de développement. Le Congo d’aujourd’hui est un Congo qui se veut émergent, performant», a-t-il lancé en demandant toutefois l’accompagnement de la Belgique - l’ancienne puissance coloniale avec laquelle les liens sont restés forts.

«Dites vous bien qu’en restant de côté, vous ratez aussi des opportunités», a dit le président à l’adresse des entrepreneurs belges, qui souhaitent pour leur part davantage de sécurité juridique, comme l’a rappelé le président de la FEB, Bernard Gilliot.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Pour l’heure, entre syndicats et patrons du secteur, la confiance est au plus bas. En attendant le personnel continue de trinquer.

    Pourquoi les blouses blanches arrêtent le travail ce jeudi

  3. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

La chronique
  • CD&V: Blanche-Neige et les Sept Nains

    Le CD&V est en grand désarroi. La preuve : pour succéder à Wouter Beke, l’ancien président des démocrates-chrétiens flamands, déjà sept candidats se sont présentés. La plupart d’entre eux sont bourgmestres.

    Ce n’est pas par hasard si le CD&V est toujours le plus grand parti au niveau local, avec plus de 120 bourgmestres sur 300 communes flamandes. Quelques candidats se singularisent : il y a par exemple le président des jeunes démocrates-chrétiens, Sammy Mahdi, toujours accompagné de son chien Pamuk. Ou il y a l’unique femme parmi eux, Katrien Partyka, la bourgmestre de Tirlemont, où le CD&V est devenu en 2014, pour la première fois dans l’histoire de la ville, le plus grand parti. Ou encore, il y a l’acteur bien connu parmi les sept : Walter De Donder, bourgmestre d’Affligem, qui gagne sa vie en jouant le rôle du lutin Plop dans la série pour enfants Le Lutin Plop. Et puis, il y avait les deux candidatures annoncées, celle de Pieter De Crem et celle d’Hendrik Bogaert, bien connus et plutôt à droite, mais qui in fine se sont abstenus....

    Lire la suite

  • Patients et soignants méritent mieux que cela

    Pour les uns – les patrons – il n’y a là rien d’autre qu’une espèce de paranoïa syndicale. Pour les autres – les syndicats – l’accord du non-marchand de 2017 a valeur exclusive d’avancée sociale à l’avantage du personnel. Entre les deux camps, la ministre en affaires courantes de la Santé publique compte les coups. Elle penche même, une fois n’est pas coutume, en faveur des travailleurs, assurant qu’infirmiers, sages-femmes, kinés, logopèdes, diététiciens – « tout le personnel soignant » en fait – doivent « recevoir la...

    Lire la suite