«C’est une maladie qui restera dans son corps», témoigne la mère de Pia

«C’est une maladie qui restera dans son corps», témoigne la mère de Pia

Ellen De Meyer, la mère de Pia, une petite fille de neuf mois atteinte d’une maladie rare, s’est exprimée mardi sur HLN. Elle a tenu d’abord à remercier les personnes qui ont donné de l’argent à la famille afin de financer le coûteux traitement de sa fille. « Le nombre de personnes qui nous soutiennent est incroyable. C’est fantastique ! Nous étions à 20.000 SMS hier matin. C’était déjà une étape importante à franchir, et maintenant cela a vraiment explosé ! Je pense que nous osons enfin dire : « cela devrait fonctionner » ». Mardi soir, plus de 500.000 SMS mentionnant « Pia » ont été envoyés au numéro spécial 4666. Pour chaque message, deux euros sont directement reversés au couple.

>Âgée de 9 mois, la petite Pia est atteinte d’une maladie rare : ses parents lancent un appel au don

Toutefois, Ellen De Meyer rappelle que le médicament nécessaire au traitement de Pia ne la guérira pas complètement, mais l’aidera à vivre mieux. « C’est une maladie qui restera dans son corps, mais elle sera capable de mener une vie relativement confortable. »

Les parents de Pia, atteinte d’amyotrophie spinale, avaient déjà récolté mardi un million d’euros grâce à une levée de fonds destinée à financer le médicament pour soigner leur petite fille de cette maladie héréditaire mortelle. Le traitement, le Zolgensma mis au point par le groupe pharmaceutique suisse Novartis, n’a pas encore été approuvé par l’Agence européenne des médicaments (AEM) mais est disponible aux États-Unis.

>La petite Pia est atteinte d’une maladie rare : plus d’un million d’euros ont déjà été récoltés

Prix exorbitant

L’amyotrophie spinale est mortelle pour les enfants en bas âge car elle provoque une atrophie des muscles qui empêche notamment les poumons de fonctionner. La petite Pia est actuellement traitée avec du Spinraza, un médicament remboursé par la sécurité sociale et qui combat les symptômes de la pathologie mais ne la guérit pas. Le Zolgensma pourrait, lui, sauver l’enfant mais il a un coût : 1,9 million d’euros pour une injection unique.

Ce traitement curatif est actuellement évalué par l’AEM. Ce n’est que lorsqu’il aura reçu l’autorisation de mise sur le marché européen que Novartis pourra introduire une demande de remboursement par la sécurité sociale, a précisé mardi la ministre de la Santé publique, Maggie De Block. Le cabinet reconnaît que le prix du médicament est « exorbitant » mais tempère : « aucune négociation en vue de fixer un montant n’est actuellement en cours, il faut donc rester très prudent ».

Mme De Block renvoie à ce propos au succès des négociations menées conjointement avec les Pays-Bas concernant le remboursement du Spinraza. Dans l’opposition, le sp.a plaide pour sa part pour un tout autre modèle de développement des médicaments, soit un fonds européen ou mondial qui financerait la mise au point des traitements. « En donnant au producteur un montant ou un rendement fixe, ces médicaments peuvent ensuite être mis à disposition au coût de production », argumentent les députés socialistes flamands Karin Jiroflée et Jan Bertels. « Ce modèle pourrait également offrir des solutions dans les domaines délaissés par le circuit commercial. »

En attendant, les parents de Pia, originaires d’Anvers, ont organisé plusieurs actions afin de récolter l’argent nécessaire au financement du Zolgensma pour leur fille.

 
 
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