Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: le PTB dénonce un «manque d’objectifs concrets»

Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: le PTB dénonce un «manque d’objectifs concrets»

Le CDH et DéFI ont accepté la main tendue par le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet à l’opposition, tout en disant attendre les clarifications budgétaires qui permettraient le cas échéant de lever les zones d’ombres enveloppant la déclaration de politique communautaire (DPC) du gouvernement arc-en-ciel. L’absence de clarifications ne rassure en revanche pas le PTB selon qui, pas plus que les précédents, ce gouvernement ne réussira à réduire les inégalités. M. Jeholet a donné rendez-vous au débat budgétaire pour un détail du financement des mesures.

>Rudy Demotte est élu président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Pour l’ex-ministre Alda Greoli, cette déclaration donnera l’occasion au cdH de soutenir une série de projets. Toutefois, les centristes n’hésiteront pas dénoncer «les erreurs de parcours», a-t-elle prévenu lors du débat en séance plénière. Dans le chef des démocrates-humanistes, l’opposition se voudra «résolue et humble». Des clarifications sont nécessaires car «la déclaration manque d’un souffle commun, elle peut tout au plus être vue comme la juxtaposition des priorités des différentes familles de la majorité».

>Fédération Wallonie-Bruxelles: le PS bruxellois valide «à l’unanimité» l’accord de gouvernement

«Manque d’objectifs concrets»

La déclaration se veut «volontariste», a embrayé Joëlle Maison (DéFI), pointant cependant des «absences remarquées», notamment en termes de financement, des «paradoxes» et de «possibles doubles lectures».

Pour le PTB, rien ne permet de penser qu’avec cette DPC, on va enfin réussir à diminuer les inégalités. La déclaration souffre d’un «manque d’objectifs concrets», a estimé Alice Bernard.

Visant le formateur du gouvernement, Elio Di Rupo, le PTB a regretté l’absence de volonté de refinancement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Prisonnier des carcans, le gouvernement se voit contraint d’adopter un mélange de gestion au rabais et de partenariats public privé dont seront victimes les travailleurs et leurs familles, a analysé Alice Bernard. La gratuité promise ne sera instaurée que progressivement, les inégalités vont perdurer, a-t-elle regretté.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Une bande de six olibrius aussi dingues qu’étranges débarquait, au soir du 5 octobre 1969, dans la petite lucarne des chaumières d’outre-Manche.

    Les Monty Python ont cinquante ans

  2. Outre le paiement de factures, le Fonds a également un objectif de prévention, en aidant les ménages précarisés à mieux gérer leur consommation.

    Le Fonds Gaz et Electricité a besoin de 30 millions de plus par an

  3. Les travailleurs étrangers sont peu représentés dans le secteur non-marchand (9,1
%) et représentent onze indépendants sur cent en Belgique.

    En cinq ans, le nombre de travailleurs étrangers a augmenté de 13,6%

La chronique
  • France: la fin programmée des Républicains

    Par Xavier Mabille d’abord, par mes lectures aussi, j’ai été vacciné contre la tentation de faire des pronostics. Comme Descartes, l’Histoire s’avance masquée, et l’on a toutes les chances d’être démenti si l’on prétend savoir de quel enfant elle accouchera. Pourtant, je ne résiste pas au plaisir de tirer une prédiction d’un livre dont j’achève la lecture, et dont l’auteur, plus rigoureux que moi, s’abstient, lui, de se projeter dans l’avenir. Je veux parler de L’archipel français, de Jérôme Fourquet, qui me conduit à faire ce pari : dans 20 ans, le parti des Républicains, en France, aura disparu, ou ne sera plus qu’une chapelle insignifiante comme l’est aujourd’hui la formation centriste UDI.

    ...

    Lire la suite

  • Dutroux: le TAP n’est pas un guichet de sortie automatique

    Les craintes ravivées d’une libération conditionnelle de Marc Dutroux, même si elles sont infondées, témoignent que le pays demeure, 23 ans après son arrestation, sous la sujétion du psychopathe de Marcinelle qui figure dans les consciences comme l’incarnation du mal.

    La demande de la désignation d’un collège de cinq experts psychiatres que porteront jeudi devant le Tribunal de l’application des peines (TAP) ses deux avocats, n’est qu’une « étape technique » à l’issue incertaine et qui ne...

    Lire la suite